On ne peut pas dire que Lloyd Bloomfield soit devenu enseignant en suivant un parcours professionnel typique. Ce qui avait commencé comme une carrière de compagnon charpentier-menuisier avec la désignation Sceau rouge l’a amené à devenir enseignant de construction et de technologies. Quelques chirurgies au dos et un intérêt de longue date pour l’éducation l’ont conduit à sa nouvelle profession.

Lloyd Bloomfield a été en mesure de mettre son expérience et ses compétences de charpentier menuisier au service de l’éducation, son domaine de travail depuis maintenant 18 ans. Il est actuellement directeur adjoint à l’Amiskwaciy Academy, à Edmonton, une école qui offre des programmes dans un contexte autochtone.

Il explique comment il en est venu à croire autant en l’éducation : « J’ai abandonné l’école après la 10e année, mais quelques années plus tard, j’ai décidé d’y retourner pour terminer ma 12e année et obtenir mon diplôme d’études générales. Sans diplôme d’études secondaires, on voit beaucoup de portes se fermer. »

Lloyd Bloomfield ajoute que les élèves ont besoin d’avoir quelqu’un qui les soutient. « Il faut se tourner vers sa propre expérience et s’en servir pour faire entendre aux élèves ce qu’ils ont besoin d’entendre, parce qu’ils peuvent facilement tomber entre les mailles du filet, explique-t-il. Il faut les appuyer et les inspirer pour qu’ils se lèvent et qu’ils réalisent leurs rêves. »

Convaincu de l’importance d’établir de bonnes relations avec les élèves, Lloyd Bloomfield voit l’enseignement comme quelque chose qui va au-delà du partage de connaissances avec les élèves. « Voir les jeunes développer une passion, et les aider à le faire, c’est ça mon travail, dit-il. Une fois qu’ils ont développé cette passion, l’apprentissage se fait naturellement. »

Pour Lloyd Bloomfield, l’un des sentiments les plus satisfaisants, c’est quand des élèves lui demandent des lettres de recommandation et qu’ils continuent de le faire même une fois leurs études postsecondaires terminées.

Au fil des ans, Lloyd Bloomfield s’est aussi beaucoup investi en perfectionnement professionnel pour parfaire ses connaissances et encourager les autres enseignants et enseignantes. « En améliorant mes compétences, je rends service à mes élèves. Mon engagement à cet égard améliore ce que je fais pour le bien de mes élèves », dit-il.

Quand on lui demande ce qu’est un bon enseignant ou une bonne enseignante, Lloyd Bloomfield répond que le travail ne se limite pas à l’intérieur des murs de l’école. « Être un bon enseignant, c’est aussi appuyer la communauté tout entière. C’est travailler avec des gens passionnés pour atteindre un objectif commun. »

L’Alberta Teachers’ Association a proposé la candidature de Lloyd Bloomfield pour le Prix du mérite exceptionnel en éducation autochtone pour que son dévouement à l’égard des élèves soit reconnu et honoré.