Cette année, le Collège Frontière est le lauréat du Prix de promotion de l’éducation publique de la FCE, un honneur dont il est très fier.

« Quand nous avons appris la nouvelle, nous étions aux anges, explique le nouveau président-directeur général du Collège, Stephen Faul. Nous sommes toujours heureux de travailler avec le personnel enseignant et les organisations de l’enseignement du pays. »

Créé en 1899, le Collège Frontière est le plus ancien établissement d’alphabétisation du Canada. Depuis 1989, il offre toute une gamme de programmes afin d’aider les personnes de tous âges sur la voie de l’alphabétisation. Il fait aussi de la recherche sur l’alphabétisation et fournit des ressources en ligne aux élèves, aux parents et au personnel enseignant. Chaque année, le Collège a des échanges avec quelque 30 000 personnes au Canada.

Selon le Conference Board du Canada, en 2014, 48 % des adultes canadiens âgés de 16 à 65 ans avaient des compétences insuffisantes en littératie, soit un niveau inférieur au niveau 3 sur l’échelle (de 1 à 5) des compétences des adultes en littératie. « Ce sont ces personnes, ajoute le PDG, que le Collège Frontière veut atteindre. »

Le fait que le public ne saisit pas toute l’importance de la littératie ni les efforts que le Collège consacre à répondre aux besoins dans ce domaine à l’échelle du Canada constitue un énorme obstacle pour le Collège. Stephen Faul rappelle les liens fondamentaux entre le niveau d’alphabétisation et l’emploi, le chômage, la pauvreté, la justice pénale, l’engagement civique et la santé. Comme le démontrent les travaux de recherche du Conference Board, la question de l’alphabétisation au Canada touche davantage les personnes immigrantes et autochtones.

Parmi les programmes du Collège Frontière qui prennent de l’ampleur, il faut citer les camps estivaux de littératie destinés aux communautés autochtones organisés un peu partout au pays. Ces camps de deux ou trois semaines contribuent à prévenir la perte de compétences en lecture en été, ce qui se produit quand l’élève a un accès limité aux livres pendant les grandes vacances. Comme en témoigne le rapport du programme de l’an dernier, les commentaires des élèves, des parents et des éducatrices et éducateurs au sujet du camp ont été très largement positifs et les résultats de l’évaluation montrent qu’au retour à l’école en septembre, les ex-campeuses et campeurs ont davantage confiance en leurs capacités et sont mieux préparés pour apprendre.

Une partie du succès du Collège revient aux partenariats qu’il entretient avec des organisations communautaires un peu partout au Canada. En 2016, le Collège a ainsi travaillé avec 474 partenaires. D’après Stephen Faul, le succès de ces partenariats repose sur un respect mutuel, un objectif fondamental commun, une bonne coordination des activités et des services afin qu’ils se complètent les uns les autres, et une solide collaboration qui permet d’aider les gens là où ils sont.

« Finalement, ce qui compte, c’est que nous essayons toutes et tous d’aider les gens à s’aider. »

Dans les prochaines années, le Collège Frontière a prévu de continuer à mettre l’accent sur l’aide aux personnes ayant des difficultés d’alphabétisation, à sensibiliser le public au lien entre l’alphabétisation et d’autres aspects de la vie, et à nouer des relations avec d’autres à l’échelle du Canada pour étendre son influence. Il cherche continuellement d’autres manières d’atteindre les gens comme par le portail d’apprentissage en ligne qu’il a lancé il y a quelques années.

Si vous souhaitez appuyer le Collège, Stephen Faul vous invite à en apprendre davantage sur lui en visitant son site Web à l’adresse www.collegefrontiere.ca et en le suivant sur Facebook, Twitter et YouTube à l’adresse @FrontierCollege. Le Collège offre aussi des possibilités de bénévolat et accepte les dons.

Pour finir, Stephen Faul tient à exprimer, au nom du Collège, sa gratitude et son appréciation aux membres du corps enseignant et aux organisations de l’enseignement du Canada :

« Jour après jour, les enseignantes et enseignants font ce travail. De notre côté, nous aidons, mais eux, ils font un travail extraordinaire. Nous en sommes très conscients. Et je tiens à les remercier, parce que le fait que des spécialistes de l’éducation voient notre travail d’un si bon œil veut dire beaucoup pour nous. »