La réduction de la pauvreté des enfants

Soutenir les familles : La réduction de la pauvreté des enfants

  • Plus d’un enfant canadien sur sept vit dans la pauvreté — dans un des pays les plus riches du monde. Le Conference Board du Canada indique que malgré un certain succès initial en matière de réduction de la pauvreté infantile à partir du milieu des années 1980 jusqu’au milieu des années 1990, le taux de pauvreté des enfants a augmenté entre le milieu des années 1990 et la fin des années 2000 pour s’établir à 15,1 %, ce qui classe le Canada 15e parmi 17 pays semblables (et lui donne la note « C »).
  • Certains groupes vulnérables, soit les peuples autochtones (un enfant des Premières Nations sur quatre vit dans la pauvreté), les nouveaux immigrants et immigrantes et les communautés raciales, les familles monoparentales dirigées par une femme et les personnes handicapées, continuent d’enregistrer des taux de pauvreté plus élevés que d’autres groupes.
  • Selon le Conference Board, l’inégalité des revenus au Canada a augmenté au cours des 20 dernières années et, depuis 1990, les Canadiens et Canadiennes les plus riches ont vu leur part du revenu national total augmenter, tandis que les groupes les plus pauvres et à revenu moyen ont vu leur part diminuer. Il est de plus en plus reconnu dans le monde que l’inégalité des revenus peut nuire à l’économie.
  • L’impact négatif de la pauvreté sur l’apprentissage et le développement des élèves est bien établi. D’après le Conseil des statistiques canadiennes de l’éducation, le «revenu familial peut influencer divers aspects du développement, les résultats scolaires et les transitions de la vie. Par exemple, le fait de vivre dans une famille à faible revenu peut faire obstacle à la maturité scolaire des jeunes enfants d’âge préscolaire, peut réduire les chances de réussite tout au long des études, peut réduire l’abordabilité de l’éducation postsecondaire et accroître le risque de se retrouver en situation de faible revenu à l’âge adulte. »
  • Les couts socioéconomiques de l’inaction en matière de réduction de la pauvreté s’élèvent à des milliards de dollars annuellement.
  • La réduction de la pauvreté est fondamentalement une question liée aux droits de la personne. Les Nations Unies font observer qu’une stratégie de réduction de la pauvreté fondée sur les droits de la personne reconnait que la pauvreté, en plus d’être la cause d’un manque de ressources économiques et matérielles, contribue à l’exclusion sociale et porte atteinte à la dignité humaine.
  • Les répercussions positives des paiements de transfert du gouvernement sur la réduction du taux de pauvreté sont importantes.
  • Certains progrès au chapitre de la réduction de la pauvreté ont été réalisés à l’échelle provinciale. Sept des dix provinces ont mis en place des plans ou des stratégies de réduction de la pauvreté. Nous croyons fermement que le moment est venu pour le gouvernement fédéral de faire preuve d’un leadership fort par rapport à cette question.

Recommandations

La profession enseignante du Canada prie instamment le gouvernement fédéral de faire ce qui suit :

  • Prendre un engagement à l’égard d’une stratégie fédérale globale de réduction de la pauvreté au Canada assortie d’un calendrier et de cibles réalistes, et élaborée en consultation avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, les gouvernements et organismes autochtones, les organisations non gouvernementales et les personnes vivant dans la pauvreté.
  • Rétablir et élargir l’admissibilité à l’assurance-emploi afin de mieux soutenir les personnes ayant perdu leur emploi, notamment en assouplissant les conditions d’admissibilité, en prolongeant la durée des prestations et en haussant le taux de prestations.
  • Bonifier la Prestation fiscale canadienne pour enfants (PFCE), qui atteint actuellement 3 582 $ par enfant, pour la faire passer à 5 300 $ par enfant.
  • Élaborer une stratégie nationale sur le logement et l’élimination de l’itinérance, et veiller à ce que cette stratégie mentionne le droit à un logement convenable et contienne des cibles, un calendrier et des mesures de responsabilisation.
  • Remplacer la Prestation universelle pour la garde d’enfants (PUGE) actuelle par un système universel de garde d’enfants et d’éducation qui consacre des fonds à des initiatives de haute qualité en matière de garde, d’intervention précoce et de préparation à l’apprentissage pour tous les enfants.
  • S’attaquer à l’inégalité croissante des revenus et répondre aux besoins des familles à faible revenu en rétablissant l’équité du système d’imposition du Canada.

Les personnes immigrantes et réfugiées

Soutenir les familles : Les personnes immigrantes et réfugiées

  • Statistique Canada établit à 270 581 le nombre de personnes immigrantes qui sont entrées au Canada au cours de l’année 2009-2010, et prévoit que ce nombre augmentera pour atteindre 333 6001 en 2035. Selon Citoyenneté et Immigration Canada2, les fonds destinés à l’établissement et à l’intégration des nouveaux arrivants et des nouvelles arrivantes devaient s’élever à 991,2 M$ en 2011-2012, mais ils devraient diminuer pour s’établir à 977,6 M$ en 2014-2015.
  • Les défis liés à l’éducation et à la diversification de la population peuvent être divisés en deux catégories : les défis socioéconomiques et les défis pédagogiques. Les défis pédagogiques résultent principalement de l’incapacité de certains élèves à communiquer correctement dans la langue d’enseignement et entrainent un besoin de formation pour aider le personnel enseignant à répondre aux besoins particuliers d’une population scolaire diversifiée.
  • En moyenne, plus d’un élève sur huit était considéré comme un EAA ou un EAF par son enseignant ou son enseignante. La prestation de services aux EAA et aux EAF varie d’un bout à l’autre du pays. Dans bien des cas, ces élèves ont un accès sporadique à de l’aide spécialisée offerte par des enseignantes et enseignants itinérants, et le fardeau incombe à l’enseignante ou l’enseignant en classe qui doit également répondre aux nombreux autres besoins éducatifs de ses élèves.
  • Les enfants immigrants doivent faire face à de nombreux défis en plus de devoir s’adapter à une nouvelle langue. Ils sont plus susceptibles d’être victimes d’intimidation et de discrimination. Les enfants réfugiés vivent souvent dans la pauvreté avec des parents qui ont de la difficulté à trouver un emploi offrant un salaire suffisant. Ces problèmes sociaux se manifestent de diverses manières dans les écoles et peuvent entrainer une augmentation de la charge de travail des enseignantes et enseignants déjà surchargés.

Recommandations

La profession enseignante du Canada prie instamment le gouvernement fédéral de faire ce qui suit :

  • Modifier la formule de financement des services d’établissement afin d’offrir aux écoles des ressources supplémentaires visant à répondre aux besoins particuliers des enfants immigrants et réfugiés.
  • Créer un organisme national de coordination de la prestation des services offerts aux enfants immigrants et réfugiés dans les écoles canadiennes.
  • Prendre un engagement à l’égard d’une stratégie fédérale globale de réduction de la pauvreté au Canada assortie d’un calendrier et de cibles réalistes, et élaborée en consultation avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, les gouvernements et organismes autochtones, les organisations non gouvernementales et les personnes vivant dans la pauvreté.
  • Rétablir et élargir l’admissibilité à l’assurance-emploi afin de mieux soutenir les personnes ayant perdu leur emploi, notamment en assouplissant les conditions d’admissibilité, en prolongeant la durée des prestations et en haussant le taux de prestations.
  • Élaborer une stratégie nationale sur le logement et l’élimination de l’itinérance, et veiller à ce que cette stratégie mentionne le droit à un logement convenable et contienne des cibles, un calendrier et des mesures de responsabilisation.
  • Remplacer la Prestation universelle pour la garde d’enfants (PUGE) actuelle par un système universel de garde d’enfants et d’éducation qui consacre des fonds à des initiatives de haute qualité en matière de garde, d’intervention précoce et de préparation à l’apprentissage pour tous les enfants.

Premières Nations, Métis et Inuits

Soutenir les familles : Premières Nations, Métis et Inuits

  • Il est établi depuis longtemps que l’éducation est essentielle à l’amélioration de la vie des peuples autochtones et à la réparation des iniquités de longue date.
  • En 2010, la FCE s’est livrée à une étude qui a permis de décrire le travail des enseignantes et enseignants autochtones dans les écoles publiques.
  • « L’objectif premier du gouvernement du Canada est d’offrir aux élèves des Premières Nations une éducation de qualité qui leur donnera la possibilité d’acquérir les compétences dont ils ont besoin pour faire leur entrée sur le marché du travail et participer pleinement à une économie canadienne dynamique. »
  • En 2020, les moins de 25 ans constitueront plus de la moitié de la population des Premières Nations; cela veut dire que 600 000 jeunes autochtones entreront sur le marché du travail au Canada d’ici 2026.
  • Les élèves autochtones accusent toujours du retard par rapport aux élèves non autochtones sur le plan de l’alphabétisation, de l’achèvement des études secondaires ainsi que de l’accès et de l’achèvement des études postsecondaires.
  • Les taux de décrochage des élèves autochtones peuvent varier de 75 % sur les réserves à 25 % hors des réserves; cependant, ils demeurent trop élevés comparativement au taux de décrochage de 8,5 % chez les élèves non autochtones.
  • Le taux de chômage des communautés autochtones dépasse de près de 20 % celui des autres communautés canadiennes; leur taux de pauvreté continue d’augmenter, une hausse de 5 % ayant été constatée au cours des cinq dernières années.
  • Trois fois plus de femmes autochtones que de femmes non autochtones sont victimes de violence.
  • Le rapport Rédaction d’une loi sur l’éducation des Premières Nations : Guide de discussion du gouvernement reconnait l’importance capitale de la langue et de la culture pour le succès scolaire.
  • La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, avalisée par le Canada en juillet 2012, appuie la prestation des services d’enseignement « dans leur propre langue, d’une manière adaptée à leurs méthodes culturelles d’enseignement et d’apprentissage ».
  • La Charte canadienne des droits et libertés appuie le droit de disposer d’institutions d’enseignement distinctes et d’institutions culturelles distinctes nécessaires à la protection et à la promotion des communautés.
  • Le moment est venu pour nous de reconnaitre que notre passé nous hante toujours et que de nombreuses communautés autochtones sont encore considérées comme « vivant dans des conditions dignes du tiers monde » en 2013.

Recommendations

La profession enseignante du Canada prie instamment le gouvernement fédéral de faire ce qui suit :

  • Prendre l’engagement d’éradiquer les disparités actuelles en matière d’accès aux services fondamentaux d’éducation, de santé et d’aide sociale à l’enfance et à la famille pour les familles et les communautés autochtones.
  • Reconnaitre que la culture et la langue sont des éléments essentiels de l’élaboration et de l’application du projet de loi sur l’éducation des Premières Nations.
  • Prendre l’engagement de financer des initiatives en matière d’éducation de la petite enfance qui est une composante si cruciale de la santé et du bienêtre des enfants et des familles des Premières Nations, des Métis et des Inuits.
  • Prendre un engagement à l’égard d’un processus de collaboration, qui comprend l’attribution de fonds, visant à élaborer des ressources de formation pédagogique et de perfectionnement professionnel pour les enseignantes et enseignants tant autochtones que non autochtones. Ces ressources engloberaient une information détaillée sur les peuples, l’histoire, la culture et la spiritualité autochtones.
  • Prendre l’engagement de maintenir et d’accroitre l’appui aux initiatives de collaboration en éducation qui peuvent servir de modèles de pratiques prometteuses pour les communautés du Canada.
  • Prendre un engagement à l’égard d’une stratégie fédérale globale de réduction de la pauvreté au Canada assortie d’un calendrier et de cibles réalistes, et élaborée en consultation avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, les gouvernements et organismes autochtones, les organisations non gouvernementales et les personnes vivant dans la pauvreté.

L’Éducation en contexte minoritaire francophone

Soutenir les familles : L’Éducation en contexte minoritaire francophone

  • Considérant que l’intervention en petite enfance est la solution la plus susceptible de soutenir les efforts de recrutement des écoles de langue française, le gouvernement fédéral, dans le domaine de l’appui aux langues officielles, devra développer une politique nationale en matière de petite enfance qui tient compte des réalités de la communauté francophone minoritaire et offrir des programmes conséquents avec cette politique.
  • La FCE est préoccupée par le peu d’attention qui est accordée aux technologies dans les mesures d’appui aux communautés de langues officielles. Le gouvernement fédéral doit appuyer les efforts visant à augmenter les contenus en français sur le Web par des initiatives novatrices qui touchent au réseautage, à la formation, à distance à l’apprentissage des langues et à la diffusion de contenus culturels.
  • Nous insistons sur l’importance de la recherche pour l’avancement des communautés linguistiques, en particulier dans un contexte minoritaire. Nous croyons fermement que les investissements du gouvernement fédéral auprès des communautés minoritaires doivent tenir compte de données d’enquêtes fiables et garantes de résultats. Le gouvernement fédéral doit appuyer et établir des programmes qui appuient la recherche et la diffusion de connaissances.

Recommandations

La profession enseignante du Canada prie instamment le gouvernement fédéral de faire ce qui suit :

  • Développer dans le domaine de l’appui aux langues officielles, une politique nationale en matière de petite enfance qui tient compte des réalités de la communauté francophone minoritaire et offrir des programmes conséquents avec cette politique.
  • Appuyer les efforts visant à augmenter les contenus en français sur le Web par des initiatives novatrices qui touchent au réseautage, à la formation à distance, à l’apprentissage des langues et à la diffusion de contenus culturels.
  • Voir au rétablissement ou à l’établissement de programmes qui appuient la recherche et la diffusion de connaissances par l’entremise des ministères qui collaborent avec les communautés de langues officielles.

La santé mentale des enfants et des jeunes

Soutenir les familles : La santé mentale des enfants et des jeunes

  • Un sondage mené récemment auprès de plus de 100 000 élèves (de la 7e à la 12e année) dans le conseil scolaire du district de Toronto a révélé que le stress et l’anxiété étaient les problèmes émotionnels les plus répandus. Les troubles émotionnels comme la perte de confiance, le stress, la nervosité et l’anxiété étaient particulièrement graves chez les élèves de la 9e à la 12e année.
  • On estime que quelque 15 % à 20 % des enfants et des jeunes souffrent d’une forme quelconque de trouble mental — soit un élève sur cinq dans une classe typique.
  • Si 70 % des adultes souffrant d’une maladie mentale affirment que leur maladie est apparue avant qu’ils aient eu 18 ans, 50 % d’entre eux affirment qu’elle a commencé avant qu’ils aient eu 14 ans. On ne saurait trop insister sur ce point : la plupart des problèmes de santé mentale font leur apparition pendant l’adolescence ou au début de la vie adulte, d’où l’importance capitale d’un dépistage précoce suivi d’une intervention efficace.
  • Le suicide est la deuxième cause de décès chez les jeunes de 16 à 24 ans. La plupart des personnes qui se suicident souffrent d’une maladie mentale pouvant être diagnostiquée.
  • La stigmatisation, largement définie comme la réaction négative de la société à l’égard des personnes qui souffrent d’une maladie mentale, est souvent décrite comme étant plus nuisible que la maladie elle-même. Elle dissuade les personnes et les familles de chercher un diagnostic et un traitement précoces.
  • Il existe un rapport étroit entre la pauvreté et les problèmes de santé mentale chez les enfants et les adolescents. Les risques qu’un enfant ou un adolescent provenant d’une famille pauvre souffre d’un problème de santé mentale sont trois fois plus élevés que pour celui qui est issu d’une famille ne vivant pas dans la pauvreté.
  • Les enseignantes et enseignants nous ont dit que les problèmes de santé mentale chez les enfants et les jeunes représentent un grand défi pour les écoles publiques. De plus, il existe de nombreux obstacles à la prestation de services de santé mentale aux élèves, notamment le nombre insuffisant de professionnelles et professionnels de la santé mentale à l’école, le manque de formation du personnel sur la façon d’aborder la maladie mentale chez les élèves, le manque de financement pour les services de santé mentale offerts à l’école ainsi que la stigmatisation et la discrimination.

Recommandations

La profession enseignante du Canada prie instamment le gouvernement fédéral de faire ce qui suit :

  • Prendre un engagement à l’égard d’une stratégie fédérale globale de réduction de la pauvreté au Canada assortie d’un calendrier et de cibles réalistes, et élaborée en consultation avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, les gouvernements et organismes autochtones, les organisations non gouvernementales et les personnes qui vivent dans la pauvreté.
  • Collaborer avec les gouvernements provinciaux et territoriaux ainsi qu’avec des partenaires du milieu de l’éducation et d’autres partenaires (comme le Conseil des ministres de l’Éducation (Canada), l’Association canadienne des commissions/conseils scolaires, l’Association canadienne pour la santé mentale, la Commission de la santé mentale du Canada et la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants) afin d’élaborer et de financer un programme national visant à soutenir les écoles dans leurs efforts de promotion de la santé mentale des enfants et des jeunes ainsi que de prévention et d’intervention à l’égard de la maladie mentale, et qui :
    • augmente les ressources humaines pour appuyer les écoles, les familles et les communautés;
    • accroit les occasions de perfectionnement professionnel du personnel enseignant.
  • Soutenir la répartition et la mise en œuvre des programmes en fonction des recherches scientifiques et des meilleures pratiques déterminées par des organisations comme la Commission de la santé mentale du Canada.
  • Collaborer avec les organismes provinciaux de certification du personnel enseignant pour mettre en place un programme de formation initiale sur la santé mentale des enfants et des jeunes à l’intention des aspirantes et aspirants enseignants dans les programmes de baccalauréat en éducation de tout le pays.

Le développement durable des pays en développement

Soutenir les familles : Le développement durable des pays en développement

  • Le développement durable est un élément clé de la paix et de la sécurité mondiales.
  • La famille est la pierre angulaire de communautés dans lesquelles vivent des citoyennes et citoyens en bonne santé et productifs.
  • Quel que soit leur contexte culturel, leur capacité économique ou leur configuration, les familles sont des unités formatrices de valeurs, de perceptions et de pratiques.
  • Les régions marginalisées de ce que nous appelons les pays pauvres, les pays en développement ou les pays en transition doivent faire face à de multiples obstacles à leur croissance et à leur qualité de vie.
  • Remédier aux iniquités réduit l’instabilité découlant de la pauvreté, de l’analphabétisme, de l’aliénation et d’un manque chronique au chapitre des besoins humains fondamentaux et de l’estime de soi.
  • L’accès équitable à une éducation de qualité financée par les deniers publics est le droit de chaque citoyen et citoyenne et constitue un outil pour réduire les obstacles à un développement sain et durable.
  • Le Canada peut remplir son engagement à l’égard de la paix et de la prospérité sur la scène mondiale en accordant une aide substantielle au développement international afin d’aider les États à accomplir leur promesse de fournir une éducation primaire et secondaire universelle dispensée par des enseignantes et enseignants qualifiés dans des milieux sécuritaires et épanouissants.

Recommandations

La profession enseignante du Canada prie instamment le gouvernement fédéral de faire ce qui suit :

  • Veiller à ce que l’éducation de qualité soit reconnue comme une priorité mondiale se répercutant sur la santé, l’économie ainsi que les avantages sociaux qui contribuent à créer des familles bienveillantes et des communautés pacifiques, et à ce que le Canada, en tant que chef de file mondial, joue un rôle actif dans l’attribution de ressources éducatives aux pays en développement.
  • Replacer le Canada dans une position de leadership dans l’atteinte, à l’échelle mondiale, des objectifs du Millénaire pour le développement et des cibles de « L’éducation pour tous et toutes » en augmentant l’engagement à l’égard de l’ADP, qui s’établit actuellement à 0,31 %3, pour le faire passer à 0,7 %, la cible canadienne recommandée.
  • Revoir les priorités en matière d’Aide publique au développement (APD) et soutenir les réseaux de la société civile et de l’éducation pour susciter une attention renouvelée à l’égard d’une éducation publique de qualité.
  • Reconnaitre, étant donné les 67 millions d’enfants qui ne vont toujours pas à l’école à l’échelle mondiale, que les organisations de l’enseignement sont des partenaires naturelles du gouvernement avec qui elles peuvent travailler pour offrir un soutien durable aux enseignantes et enseignants, aux écoles, aux familles et aux communautés dans les pays en développement.

Notes de bas de page :

1 STATISTIQUE CANADA. Scénario de croissance moyenne, tableau 1.4.
2 CITOYENNETÉ ET IMMIGRATION CANADA. Rapport sur les plans et les priorités 2012-2013.
3 Selon la Division de la statistique des Nations Unies, en 2011, le Canada s’est classé au 14e rang sur 23 pays membres du Comité d’aide au développement OCDE-CAD en matière d’Aide publique au développement (APD) en tant que pourcentage du revenu national brut (RNB), à 0,31 %. Le Canada arrive ainsi loin derrière des pays comme la Suède (1,02 %) et la Norvège (1,00 %) et se classe au 4e rang parmi les partenaires du G7 derrière le Royaume-Uni (0,56 %), la France (0,46 %) et l’Allemagne (0,40 %).