Le Programme international de la FCE a une longue histoire d’action coopérative et de développement en éducation. Depuis 1962, le secteur du Programme international travaille en partenariat avec des organisations nationales de l’enseignement en Afrique, en Asie, aux Caraïbes et en Amérique latine pour améliorer l’accès à une éducation universelle de qualité et financée par les fonds publics. Il est l’intermédiaire par lequel la FCE donne suite à ses priorités et engagements sociaux au-delà de nos frontières. Avec ses partenaires des pays en développement, il entretient des relations de solidarité et appuie les enseignantes et les enseignants dans leurs efforts pour améliorer l’apprentissage. Par son action, il se fait l’écho du principe de la FCE pour qui l’éducation est à la fois un droit et un bien public, qui devraient être accessibles à tous et à toutes. Pourtant, malgré l’attention internationale que reçoivent les cibles de « L’éducation pour tous et toutes » et les objectifs du Millénaire pour le développement, la réalité reste sombre pour bon nombre des pays partenaires de la Fédération. La plupart des enseignantes et enseignants n’y sont pas formés ou à peine. Les taux d’analphabétisme y sont très élevés. Trop de filles vont à l’école à leurs risques et périls, et finissent par abandonner leurs études. Et si les inscriptions dans les écoles ont augmenté dans de nombreuses régions du monde, l’idée d’une éducation de qualité pour tous et toutes est encore trop souvent un vœu pieux. Le Programme international de la FCE invite les enseignantes et enseignants du Canada et du reste du monde à se mobiliser en faveur de l’apprentissage.

Le Programme international est dynamique. Il répond aux besoins qu’ont définis les organisations partenaires de la FCE de l’hémisphère Sud. Avec le soutien des organisations Membres des provinces et des territoires, il appuie, en collaboration avec l’Internationale de l’Éducation (IE), les initiatives des partenaires de la Fédération pour subvenir aux besoins de leurs membres. Cohérent dans son action, il s’occupe surtout de favoriser le perfectionnement du corps enseignant (pour améliorer l’apprentissage) et contribue parallèlement au renforcement des capacités et à la durabilité des organisations. Le Programme international en particulier et la FCE en général partent de l’idée que la meilleure façon de former des enseignants est de confier cette tâche à des enseignants. Le principe des « enseignants au service des enseignants » est donc le fondement sur lequel reposent la majorité des projets internationaux de la FCE, y compris le Projet outre-mer qui représente notre projet de perfectionnement professionnel par la coopération internationale le plus important.

Le Programme international de la FCE est encadré par le Fonds en fiducie de la FCE, un organisme de bienfaisance administré par un conseil de fidéicommissaires.

Occasions d’enseignement

Nous pensons que la meilleure façon de former des enseignants est de confier cette tâche à des enseignants. Et parce que l’enseignement et l’apprentissage se font dans la réciprocité, nous comprenons que les enseignantes et enseignants canadiens ont beaucoup à offrir, mais aussi beaucoup à apprendre de leurs collègues des autres régions du monde.

Le Programme international de la FCE leur ouvre donc la possibilité d’aller travailler comme volontaires aux côtés de leurs collègues d’Afrique, des Caraïbes et d’ailleurs. Ces volontaires assurent le perfectionnement professionnel du personnel enseignant, transforment les écoles en communautés d’apprentissage et renforcent les organisations de l’enseignement. Ils reviennent ensuite à leurs propres écoles avec une compréhension nouvelle de la profession et une riche expérience dont peuvent profiter à leur tour leurs collègues et élèves du Canada.

Il est aussi possible de s’engager comme volontaire en restant ici. Notamment, les enseignantes et enseignants peuvent contribuer à la planification des projets et aux communications.

Dans le cadre du Projet outre-mer, plus de 50 enseignantes et enseignants des organisations Membres de la FCE à l’échelle du Canada vont travailler tous les étés dans divers pays. Ils appuient ainsi les projets continus de perfectionnement professionnel que les organisations de l’enseignement à l’étranger mettent sur pied. Le soutien se poursuit durant l’année au moyen d’exercices de mentorat et d’ateliers de réflexion.

Plus d’information au sujet du Projet outre-mer
(Veuillez communiquer avec votre organisation de l’enseignement provinciale ou territoriale pour connaitre les dates limites et les exigences supplémentaires.)

Le Prix Norm Goble de la Journée mondiale des enseignantes et des enseignants

La Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE) décerne le prix tous les ans pour célébrer la Journée mondiale des enseignantes et des enseignants (JME) et saluer le travail de ses organisations partenaires d'outre-mer  actuelles ou récentes en l’honneur de Norman Goble.

Norman Goble, Ph. D, a occupé le poste de secrétaire général de la FCE de 1970 à 1982, avant de devenir le secrétaire général de la Confédération mondiale des organisations de la profession enseignante (une des organisations mondiales à l’origine de l’Internationale de l’Éducation), de 1982 à 1988. Il a beaucoup travaillé à l’amélioration de l’éducation au Canada et à l’étranger, et a joué un rôle central dans la création de la JME. Il est décédé le 10 aout 2013.

Le Prix Norm Goble de la Journée mondiale des enseignantes et des enseignants de la FCE souligne les efforts que déploient les partenaires du Programme international de la FCE pour célébrer la JME, et comprend une subvention de 1 000 $ CA et 2 mentions honorables qui incluent un montant de 500 $ CA chauqe qui sont remises chaque année afin qu'ils puissent mener les activités qu'ils proposent pour cette journée.

Les dossiers de candidature seront évalués en fonction des activités proposées, compte tenu des critères suivants :

  • Les activités conviennent-elles au thème de la Journée mondiale des enseignantes et des enseignants?
  • Sont-elles respectueuses de l’environnement?
  • Mettent-elles en évidence le travail des enseignantes et enseignants, et celebrant-elles la profession?
  • Font-elles la promotion d’une éducation équitable?
  • Sont-elles susceptibles de procurer des avantages à long terme au secteur de l’éducation?
  • Font-elles participer le personnel enseignant, les élèves et le grand public?

Célébrée le 5 octobre, la JME a été décrétée par l’UNESCO en 1994 à la suite des démarches menées par la FCE et l’IE. C’était au départ une idée de Norman Goble. Elle a pour objet de rappeler au monde entier les préoccupations des enseignantes et enseignants, tout en saluant leurs réussites.

Le choix du 5 octobre pour marquer cette journée correspond à la date d’une conférence intergouvernementale tenue en 1966, à laquelle a participé Norman Goble en tant que délégué et où l’UNESCO a adopté une recommandation donnant aux enseignants et enseignantes les moyens d’affirmer leurs droits et de clarifier leurs responsabilités.