Priorités

  • Agir comme porte-parole nationale visible de la profession enseignante
  • Promouvoir avec ardeur l’éducation publique
  • Attirer l’attention de la population sur la nécessité pour tous les membres de la communauté scolaire de travailler, d’apprendre et de vivre dans un milieu sain et sécuritaire
  • Focaliser l’attention du public et de la profession sur les conditions nécessaires à l’enseignement et à l’apprentissage
  • Défendre les questions de justice sociale

Pauvreté des enfants

La pauvreté des enfants est une réalité tragique et honteuse pour une nation aussi riche que le Canada. Le taux de pauvreté infantile demeure le même qu’en 1989, année où la Chambre des communes a résolu à l’unanimité d’éliminer la pauvreté des enfants d’ici l’an 2000. Les données de Statistique Canada révèlent que le taux de pauvreté infantile (revenu après impôt) se situe à 11,7 p. 100, soit au même niveau qu’en 1989 lorsque tous les partis fédéraux ont convenu que des mesures urgentes s’imposaient.

Selon les recherches de la FCE, bon nombre d’enfants de familles à faible revenu éprouvent une motivation moindre à apprendre, accusent un retard de développement cognitif, obtiennent des notes inférieures, participent moins aux activités parascolaires, ont des aspirations de carrière moins élevées, connaissent des interruptions dans la fréquentation scolaire, fréquentent moins les universités, courent un risque accru d’analphabétisme et présentent des taux de décrochage supérieurs.

Il existe clairement un lien étroit entre la situation socioéconomique d’un enfant et son rendement scolaire. L’inégalité que l’on observe en matière d’éducation entre les familles nanties et les familles pauvres a fait l’objet d’une étude de Statistique Canada rendue publique en novembre 2006. L’analyse de la préparation à l’apprentissage des enfants de cinq ans en fonction du sexe, du revenu du ménage et du milieu familial a permis de conclure que les enfants issus de familles à faible revenu ont une capacité d’apprendre moindre que les enfants de ménages mieux nantis.

L’étude a montré qu’il existe des liens importants entre la disposition à apprendre et ce qui se passe à la maison. Concrètement, les enfants qui ont beaucoup d’interactions positives avec leurs parents, à qui on fait chaque jour la lecture et qui participent à des activités sportives structurées et font de l’activité physique ont tous affiché des scores supérieurs aux autres selon diverses mesures de la disposition à apprendre.

Les programmes gouvernementaux comme le crédit pour TPS, la Prestation fiscale canadienne pour enfants et le régime d’assurance-emploi contribuent grandement à réduire le taux de pauvreté au Canada pour les familles à faible revenu ayant des enfants — en 2005, le taux de pauvreté infantile aurait été d’un tiers supérieur sans ces investissements publics.

La FCE travaille activement au sein de différents réseaux et coalitions, dont l’Alliance nationale pour l’enfance et la jeunesse, Canada sans pauvreté et Campagne 2000, qui s’emploient à améliorer le bienêtre des enfants et des jeunes canadiens. L’une des priorités de la FCE est d’appuyer le corps enseignant et les organisations de l’enseignement dans leur rôle d’ardents défenseurs de la justice sociale et, en particulier, des questions liées à la pauvreté des enfants.

Le 24 novembre 2009, la Chambre des communes a adopté la motion suivante : « Que, dans la mesure où il y aura vingt ans le 24 novembre 2009 que cette Chambre a adopté une résolution unanime pour éliminer la pauvreté chez les enfants canadiens avant l’an 2000 et que cet objectif n’a pas été atteint, qu'il soit résolu que le gouvernement du Canada, tenant compte des travaux effectués par le Comité dans ce domaine et respectant les compétences des provinces et des territoires, élabore immédiatement un plan visant à éradiquer la pauvreté partout au Canada, et que cette décision soit transmise à la Chambre. »

Recommandations

La Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants exhorte tous les parlementaires à soutenir l’effort coordonné visant à réduire et à éradiquer la pauvreté des enfants au Canada.

Cet effort coordonné doit être axé sur trois grands secteurs d’activités :

  • Revenu de la famille
  • Logement
  • Possibilités d’apprentissage

Les stratégies et les recommandations de politiques suivantes, notamment, pourraient contribuer à atténuer les inégalités en éducation liées à la situation socioéconomique de la famille et à faire en sorte que l’on réponde mieux aux besoins de tous les enfants :

  • augmenter le salaire minimum;
  • élargir l'admissibilité à l'assurance-emploi;
  • investir massivement dans le logement social;
  • améliorer l’accessibilité de l’éducation et de la formation postsecondaires à un prix abordable;
  • faire en sorte que les services aux enfants et aux jeunes fassent partie des ententes fédérales-provinciales-territoriales concernant les populations immigrantes et réfugiées;
  • assurer un financement suffisant aux organismes de protection de l'enfance des Premières nations pour qu'ils puissent offrir des services de soutien et de prévention à domicile aux enfants des Premières Nations et à leur  famille;
  • fournir un système de garde d’enfants universel qui consacre des fonds à des initiatives de haute qualité en matière de garde, d’intervention précoce et de préparation à l’apprentissage pour tous les enfants.

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