Priorités

  • Agir comme porte-parole nationale visible de la profession enseignante
  • Promouvoir avec ardeur l’éducation publique
  • Attirer l’attention de la population sur la nécessité pour tous les membres de la communauté scolaire de travailler, d’apprendre et de vivre dans un milieu sain et sécuritaire
  • Focaliser l’attention du public et de la profession sur les conditions nécessaires à l’enseignement et à l’apprentissage
  • Défendre les questions de justice sociale

Les femmes sont une voix prépondérante dans la profession enseignante. Les données de Statistique Canada affichent une augmentation régulière du pourcentage des enseignantes : elles sont passées de 59 p. 100, en 1989, à 65 p. 100, en 1999, et représentaient 69 p. 100 de la profession enseignante en 2005. Les données de la FCE de 2008 montrent que 72,6 p. 100 des membres de la population enseignante du Canada sont des femmes. On observe cependant un déséquilibre entre les sexes dans les postes de direction clés et dans la participation active au sein des fédérations et des syndicats de l’enseignement. Du point de vue de l’équité, cette situation nécessite toujours un travail proactif. C’est pourquoi la FCE a créé le Comité consultatif de la condition féminine qui a notamment pour but de conseiller le Comité exécutif en matière d’orientations à long terme, de stratégies, de principes directeurs et de règlements visant à faire avancer la condition des femmes en éducation.

À l’échelle internationale, la FCE collabore avec l’Internationale de l'Éducation (IE), l’Initiative des Nations Unies pour l’éducation des filles, le Congrès du travail du Canada, l’UNESCO et d’autres organismes. Grâce à ses programmes internationaux, la FCE appuie les réseaux des femmes qui ont été créés en Asie, en Afrique, dans les Caraïbes et en Amérique latine — réseaux qui constituent de solides véhicules pour permettre l'échange d'expériences et de stratégies d'action en matière d'égalité des femmes au sein des syndicats de l'enseignement.

ENJEUX EN ÉDUCATION

Comme les enjeux liés au genre abondent en éducation, il est un élément clé de tout débat sur la justice sociale en éducation.

La FCE fait porter ses travaux sur le genre, l'équité, la condition des femmes et des filles, l’écart de genre en éducation, l'identité sexuelle et l'orientation sexuelle, entre autres.

L’EXPLOITATION ET LA TRAITE DES PERSONNES

Le commerce des êtres humains prive des millions de personnes, principalement des filles et des jeunes femmes, de leur droit de vivre dignement et de recevoir une éducation. L’esclavage existe toujours… et il prolifère au rythme des efforts déployés par les personnes qui exploitent ce créneau. La traite des êtres humains soumet des personnes à l’exploitation sexuelle et au travail forcé, ce qui n’est rien de moins que de l’esclavage. À moins de continuer de braquer les projecteurs sur ce fléau et d’exiger l’intervention des gouvernements du monde entier, le problème persistera et s’aggravera.

L’élimination de l’exploitation sexuelle et du travail des enfants requiert un renforcement substantiel des ressources financières affectées au développement international. L’Internationale de l'Éducation (IE) incite ses organisations membres à faire pression sur leurs gouvernements respectifs pour qu’ils consacrent au moins 0,7 p. 100 de leur PIB à l’aide au développement et que la plus grande part de cette somme soit affectée au développement et à l’amélioration d’une éducation publique de qualité. Elle souhaite ainsi s’assurer que les ressources fournies seront suffisantes pour permettre l’expansion de l’éducation publique, y compris la prestation de services éducatifs de qualité pour la petite enfance et la construction d’écoles, et, par le fait même, pour réaliser l’objectif de « L'éducation pour tous et toutes ».

L’IE a également encouragé ses membres à presser leurs gouvernements de ratifier la convention no 138 de l’OIT (âge minimum d’admission à l’emploi, 1973). Le Canada n’a pas encore ratifié cette convention.

Un rapport du Comité permanent de la condition féminine (février 2007) intitulé De l’indignation à l’action pour contrer la traite à des fins d’exploitation sexuelle au Canada a fait plusieurs recommandations au Parlement afin de renforcer les efforts déployés par le Canada pour lutter contre le trafic de personnes. Globalement, le rapport demande au gouvernement fédéral d’adopter une stratégie détaillée de lutte contre le trafic de personnes à l’échelle mondiale.

Le rapport recommande premièrement que « […] le gouvernement fédéral, de concert avec les provinces et les territoires, élabore un cadre national pour faire face à la pauvreté au Canada ».

La Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants exhorte le gouvernement du Canada à prendre des mesures immédiates pour s’attaquer à ces questions que l’on associe constamment au trafic de personnes, et à demeurer champion de l’abolition de ce trafic.

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