La cyberintimidation dans les écoles : un sondage national révèle la prise de conscience grandissante des Canadiennes et des Canadiens

Le 11 juillet 2008

(Service de nouvelles de la FCE — Moncton, N.-B.) Les trois quarts des Canadiennes et des Canadiens connaissent le terme « cyberintimidation », selon un sondage national commandé par la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE).

« Cette sensibilisation accrue du public au phénomène de la cyberintimidation raffermit notre détermination à nous attaquer à ce problème qui, à notre avis, s’aggrave dans les écoles et dans la société », déclare la présidente de la FCE, Emily Noble.

Toujours d’après le sondage, 34 p. 100 des Canadiennes et des Canadiens savent que des jeunes dans leur communauté ont été victimes de cyberintimidation dans la dernière année et 1 sujet sur 5 est conscient que des membres de la profession enseignante ont été cyberintimidés. En outre, presque 1 personne répondante sur 10 est au fait que des incidents de cyberintimidation ont ciblé l’un de ses proches.

« Nous voulons renverser cette tendance croissante, et appuyer des mesures ainsi que des programmes éducatifs qui favorisent une cyberconduite appropriée, affirme Mme Noble. La cyberintimidation et le harcèlement sur le Web ne touchent pas uniquement les jeunes. Bon nombre d’enseignantes et d’enseignants font l’objet de cyberintimidation ou de harcèlement sur Internet. C’est pourquoi il nous faut faire plus pour renseigner les jeunes et l’ensemble de la communauté sur ce problème de société grandissant. »

Selon le principe directeur proposé par la FCE, la cyberintimidation est l’utilisation des technologies de l’information et des communications dans le but d’intimider, d’embarrasser, de menacer ou de harceler une autre personne. Elle comprend également l’utilisation de ces technologies de manière à afficher une conduite ou un comportement désobligeant, diffamatoire, dégradant, illégal ou violent.

Voici d’autres résultats saillants du sondage de la FCE :

  • Au total, 9 sujets canadiens sur 10 estiment qu’une mesure efficace pour prévenir la cyberintimidation par des élèves consisterait pour les parents à mieux s’informer et à être plus responsables en surveillant les activités de leurs enfants relatives à l’utilisation des dispositifs de communication Internet et électroniques;
  • Selon 86 p. 100 des personnes répondantes, une mesure efficace pour prévenir la cyberintimidation par des élèves serait de fournir aux membres du personnel enseignant la formation nécessaire pour réagir à la cyberintimidation lorsqu’elle les touche ou touche leurs élèves;
  • De l’avis de 96 p. 100 des sujets, les conseils ou commissions scolaires devraient élaborer et appliquer des politiques rendant leurs élèves responsables lorsqu’ils ou elles se livrent à des actes de cyberintimidation;
  • Sept (7) Canadiennes ou Canadiens sur 10 pensent que les conseils ou commissions scolaires devraient tenir les élèves pour responsables lorsque la cyberintimidation provient de l’extérieur de l’école, comme par exemple du domicile de l’élève.

« Pour ce qui est d’inculquer aux élèves la notion d’une cyberconduite appropriée et de prévenir la cyberintimidation dans les écoles, nous avons tous et toutes un rôle à jouer », explique la présidente de la FCE, Emily Noble. « Au cours des 12 derniers mois, la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants a joué un rôle prépondérant en dressant un plan d’action, en élaborant un principe directeur et en saisissant toutes les occasions possibles de renseigner le public, les gouvernements, les médias et ses partenaires en éducation sur les conséquences graves de la cyberintimidation.

« Demain, pendant l’Assemblée générale annuelle, nous tiendrons une séance extraordinaire pour discuter de la cyberintimidation et adopter un principe national innovateur sur la cyberconduite et la cyberintimidation, ajoute Mme Noble. Les fondements s’appuient sur la prémisse que les écoles sécuritaires et bienveillantes qui favorisent des milieux de travail sains pour les membres du personnel enseignant et des milieux d’apprentissage sains pour les enfants et les jeunes devraient constituer la priorité nationale. Notre principe directeur accorde une grande importance à la sensibilisation comme moyen clé d’attaquer de front et de prévenir les préjudices liés au cyberespace ainsi que de protéger les élèves et le corps enseignant à cet égard. Il parle également des rôles et des responsabilités qu’ont les parents et les tuteurs, les écoles, les conseils ou commissions scolaires et les districts scolaires, les membres du personnel enseignant, les élèves, les organisations de l’enseignement, les ministères de l’Éducation et les gouvernements. »

La FCE tiendra une séance extraordinaire sur la cyberintimidation à 9 h, le 12 juillet,
à l’Hôtel Delta Beauséjour à Moncton (Nouveau‑Brunswick)

Commandé par la FCE tous les deux ans, le Sondage sur les Dossiers nationaux en éducation examine les opinions de la population sur l'éducation publique au Canada. La maison Vector Research + Development Inc. a mené un sondage en ligne entre le 27 février et le 11 mars 2008 auprès de 2 523 Canadiennes et Canadiens aux quatre coins du pays.

La FCE est la porte-parole nationale de 220 000 enseignantes et enseignants du Canada par rapport à l’éducation et à des questions sociales connexes. Elle compte des organisations Membres dans l’ensemble des provinces et des territoires du Canada ainsi qu’un Membre affilié en Ontario. La FCE adhère également à l'organisation internationale des membres de la profession enseignante, soit l'Internationale de l'Éducation.

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