La pauvreté des enfants : La Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants presse le gouvernement fédéral d’agir

Le 20 avril 2010
(Service de nouvelles de la FCE – Ottawa) Des porte-paroles de la profession enseignante de partout au Canada se joignent à l’appel national à l’action lancé en faveur de l’élimination de la pauvreté des enfants à l’occasion de la rencontre avec les parlementaires qui a lieu aujourd’hui dans le cadre de la Journée sur la Colline annuelle de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE).
 
« Notre tâche est de rappeler aux politiciennes et politiciens fédéraux que les questions sociales sont aussi importantes que les questions économiques », explique Mary-Lou Donnelly, présidente de la FCE. « Il est honteux et tragique que la pauvreté des enfants soit une réalité dans une nation aussi riche que la nôtre. Les enfants autochtones, les enfants d'immigration récente et les enfants handicapés sont parmi les groupes les plus vulnérables touchés par la pauvreté infantile.
 
« Les enseignantes et enseignants voient les effets de la pauvreté se répercuter dans les écoles et les salles de classe de nombreuses manières. Les enfants de familles à faible revenu éprouvent une motivation moindre à apprendre, accusent un retard de développement cognitif, obtiennent des notes inférieures, participent moins aux activités parascolaires, ont des aspirations de carrière moins élevées, connaissent des interruptions dans la fréquentation scolaire, fréquentent moins les universités, courent un risque accru d'analphabétisme et présentent des taux de décrochage supérieurs.
 
« Malgré l’adoption à l’unanimité, par la Chambre des communes, de la résolution de 1989 visant à mettre fin à la pauvreté des enfants avant l’an 2000, le taux de pauvreté infantile (revenu après impôt) est demeuré à près de 11,7 p. 100. L’organisme Banques alimentaires Canada signale que des 794 738 personnes qui ont eu recours à une banque alimentaire en mars 2009, 294 053 étaient des enfants. Il s’agit d’une hausse de 18 p. 100 par rapport à mars 2008. De plus, près de 60 p. 100 des enseignantes et enseignants du Canada indiquent que leur école offre un programme de déjeuner ou de dîner gratuit dont profitent presque 30 p. 100 des élèves.
 
« Les preuves sont claires et les données sont là. Passons des paroles à l’action, insiste Mme Donnelly. Bien que les gouvernements aient pris des mesures positives dans la bonne direction pour s’attaquer à la pauvreté, il faut en faire plus. Tous les ordres de gouvernement doivent se réunir pour élaborer une stratégie coordonnée de réduction de la pauvreté », conclut la présidente de la FCE.
 
La pauvreté des enfants représente toujours une question prioritaire pour la FCE qui est une membre active de l’Alliance nationale pour l’enfance et la jeunesse, de Campagne 2000, de Canada sans pauvreté et de la campagne Dignité pour touTEs. Nous vous invitons à lire la position et les recommandations de la Fédération, ainsi que le « Bulletin du Canada sur la réduction de la pauvreté des enfants » qui sont disponibles sur le site Web de la FCE.
 
Fondée en 1920, la FCE est une alliance nationale d'organisations provinciales et territoriales qui représentent près de 200 000 enseignantes et enseignants aux paliers élémentaire et secondaire au Canada. La FCE adhère également à l'organisation internationale des membres de la profession enseignante, l'Internationale de l’Éducation.
 
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Renseignements :   Francine Filion, directrice des Communications de la FCE, cell. : 613-899-4247