Un rapport national fait entendre les perspectives du personnel enseignant sur l’enseignement et l’apprentissage

Le 13 juillet 2011
OTTAWA… Un rapport publié aujourd'hui par la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE), intitulé La voix du personnel enseignant canadien sur l’enseignement et l’apprentissage, se sert de l’expérience, de l’expertise et des connaissances notables du personnel enseignant au chapitre de l’enseignement et de l’apprentissage pour mettre en valeur la qualité de l’éducation publique. D’après la présidente de la FCE, ce rapport est authentique et arrive à point nommé. Il se fonde sur un récent sondage mené auprès du personnel enseignant qui n’a jamais été rendu public jusqu’ici. Veuillez cliquer ici pour passer une commande.

« Les décisions stratégiques en éducation sont de plus en plus guidées par des gens ayant peu ou pas de connaissance de l’éducation publique », explique la présidente de la FCE, Mary Lou Donnelly. « La voix des enseignantes et enseignants qui jouent un rôle si important en soutenant, en inspirant et en éduquant la prochaine génération de notre pays est souvent absente du débat. Ce rapport a pour but de se faire l’écho des vues collectives du personnel enseignant sur l’éducation de la maternelle à la 12e année afin de guider et d’influencer les décisions stratégiques en éducation en vue d’améliorer la qualité de l’éducation que reçoivent tous les élèves. Le Canada compte l’un des meilleurs systèmes d'éducation publique du monde et, grâce au leadership du personnel enseignant, nous pouvons le rendre encore plus fort », ajoute Mme Donnelly.

Les enseignantes et enseignants nous ont dit pourquoi ils sont entrés dans la profession et pourquoi ils y restent :

  • Près de 9 enseignantes et enseignants canadiens sur 10 considèrent « très » importants les objectifs suivants : « préparer les élèves à être des citoyens responsables » (88 %), « assurer que les élèves acquièrent les aptitudes de base : lecture, écriture et calcul » (87 %) et « préparer les élèves à apprendre durant toute leur vie » (86 %).
  • Quatre-vingt-six pour cent (86 %) des membres du personnel enseignant canadien ont indiqué qu’« aimer travailler avec les enfants » était un facteur « très » important en ce qui concerne leur décision de rester dans la profession enseignante; ce facteur était au premier rang parmi les 10 énumérés.
  • Plus de 8 enseignantes et enseignants sondés sur 10 considèrent également les facteurs suivants comme étant « très » importants : « améliorer la vie des enfants » (82 %), « aimer enseigner (satisfaction au travail) » (81 %) et « savoir que je fais bien mon travail » (80 %).
  • S’ils pouvaient retourner en arrière, 8 enseignantes et enseignants sur 10 feraient le même choix, c’est-à-dire devenir enseignant ou enseignante.


Les enseignantes et enseignants nous ont également fait part de leurs inquiétudes par rapport à leur capacité de répondre aux besoins de leurs élèves :

  • La majorité des membres du personnel enseignant sondé se disent « très » inquiets, vu les pressions qu’ils subissent, de leur capacité à faire ce qui suit : « m’assurer que les élèves réalisent leur plein potentiel » (60 %), « développer la pensée critique des élèves » (57 %) et « promouvoir de bonnes habitudes de vie chez les élèves » (50 %).
  • Quatre-vingt-onze pour cent (91 %) des personnes répondantes ont indiqué que la « diminution des ressources humaines » avait eu une influence négative sur leur capacité d’aider les élèves à réaliser pleinement leur potentiel, tout comme les aspects suivants, mais dans une moindre mesure : « changements socioéconomiques dans la communauté » (74 %), « fluctuations dans l’effectif des classes » (73 %) et « recours aux tests provinciaux standardisés » (62 %).


« Les enseignantes et enseignants nous ont dit que bien que les nouvelles technologies de l’information et des communications aient une grande influence positive sur l’éducation de leurs élèves, il manque toujours de ressources et d’occasions de perfectionnement professionnel pertinentes.

« Le budget scolaire et la compression des effectifs enseignants préoccupent beaucoup les membres du personnel enseignant qui craignent de ne pas pouvoir soutenir leurs élèves. De plus, les problèmes de santé mentale des élèves sont devenus un défi important pour les enseignantes et enseignants qui ont peu ou pas de soutien pour faire face à ces problèmes. La pauvreté est également considérée comme un facteur important qui a une incidence sur la qualité de l’éducation des élèves. »

Lorsqu’on leur demande quelles mesures seraient les plus efficaces pour améliorer l’éducation, la majorité des enseignantes et enseignants répondent la « réduction de l’effectif des classes ». La population enseignante se dit également très préoccupée par le testage standardisé en raison de sa focalisation étroite et du fait qu’il détourne l’attention d’autres matières comme les arts et l’éducation civique.

Le sondage national a été mené au printemps 2011 auprès de 434 enseignantes et enseignants de Terre-Neuve-et-Labrador, de l’Île-du-Prince-Édouard, de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick, de l’Alberta, du Manitoba, des Territoires du Nord-Ouest, du Nunavut, de la Nouvelle-Écosse et du Yukon. Les enseignantes et enseignants ont répondu à des questions portant sur toutes sortes d’enjeux liés à l’enseignement et à l’apprentissage.

La FCE est la seule organisation qui parle au nom de la profession enseignante à l’échelle de tout le Canada. Elle est une alliance de 17 organisations Membres représentant près de 200 000 membres du personnel enseignant au pays. La FCE adhère également à l'organisation internationale des membres de la profession enseignante, l’Internationale de l’Éducation.

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Contact avec les médias :

Mary-Lou Donnelly, présidente de la FCE

Myles Ellis, directeur du secteur Recherche et Information de la FCE

Francine Filion, directrice des Communications de la FCE, 613-899-4247 (cell.)