La population enseignante canadienne s’oppose aux mesures du gouvernement Harper qui minent les valeurs démocratiques et les droits de la personne

Le 01 décembre 2008

Ottawa… Exprimant de vives inquiétudes à l’égard de l’énoncé économique de 2008 du gouvernement fédéral, la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE) estime que le gouvernement Harper, qui joue à un jeu de hasard avec les droits de la personne, l’équité en milieu de travail et les impératifs fondamentaux de la démocratie, est déphasé par rapport aux valeurs canadiennes.

« Un gouvernement responsable devrait placer l’intérêt de la population au premier rang de ses priorités et mettre en place des stratégies propres à aider la société canadienne à faire face aux répercussions économiques et sociales de la crise financière mondiale actuelle », indique Emily Noble, présidente de la FCE. « Au lieu d’attaquer de front des inquiétudes pressantes liées à l’économie, le gouvernement fédéral a profité de l’occasion pour imposer une mentalité idéologique qui devrait inquiéter grandement la population canadienne, ajoute-t-elle. Aucun gouvernement ne devrait décider quel droit démocratique mérite d’être défendu ou supprimé à l’appui de ses objectifs politiques.

« Des droits sont des droits! C’est ce que nous enseignons à nos élèves. C’est ce que nous défendons et soutenons dans les pays en développement du monde entier, souligne Mme Noble.

« Il est important de faire respecter les principes de démocratie inhérents au système canadien de relations du travail tant dans les moments difficiles que dans les bons moments, ajoute Mme Noble. Le fait de retirer le droit de vote et d’imposer des règlements de contrats par voie législative contribue au dysfonctionnement du processus de négociation collective. Ces mesures contreviennent au jugement de la Cour suprême du Canada selon lequel les droits du travail sont des droits fondamentaux de la personne, protégés en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés. »

L’énoncé économique de 2008 du gouvernement fédéral survient une semaine après le Colloque international « Les droits des travailleurs et travailleuses sont des droits de la personne », parrainé par la FCE en collaboration avec d’autres organisations nationales représentant plus de 800 000 travailleuses et travailleurs canadiens. La FCE, le Syndicat national des employées et employés généraux du secteur public, l’Union internationale des travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce-Canada et l’Association canadienne des policiers ont demandé au gouvernement fédéral, la veille du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, de respecter le droit international et de ratifier les conventions de l’OIT relatives aux droits des travailleurs et des travailleuses. Lisez à ce sujet le communiqué commun suivant : http://www.ctf-fce.ca/f/news/news.asp?id=1227279073.

« Nous demandons instamment à tous les gouvernements de consulter les Canadiens et les Canadiennes, d’écouter leurs points de vue et d’adopter une approche de la responsabilité financière qui reflète nos principes démocratiques et transcende les idéologies de parti », conclut Mme Noble.

La FCE est la porte-parole nationale de près de 200 000 enseignantes et enseignants du Canada par rapport à l’éducation et à des questions sociales connexes. Elle compte des organisations Membres dans l’ensemble des provinces et des territoires du Canada. La FCE (http://www.ctf-fce.ca) adhère également à l’Internationale de l’Éducation (http://www.ei-ie.org), organisation internationale de la profession enseignante.

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Commentaires : Emily Noble, présidente de la FCE, 613-688-4300 ou
613-899-4209 (tél. Cell.)
Renseignements généraux : John Staple, secrétaire général adjoint, 613-688-4302 ou
613 899 4207 (tél. Cell.)
Contact avec les médias : Francine Filion, directrices des Communications, 613-688-4314 ou
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