La GRC et la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants s’associent pour lutter contre la cyberintimidation

Le 17 décembre 2008

Ottawa – La GRC et la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE) font équipe pour s’attaquer à la cyberintimidation.

La GRC fournit à ses membres qui travaillent dans plus de 5 000 écoles au pays des plans de leçon destinés à apprendre aux jeunes à reconnaître la cyberintimidation, à la prévenir et à y réagir de façon adéquate. Les élèves apprennent aussi que la cyberintimidation, qui peut prendre la forme de messages texte méchants, d’articles malveillants sur des sites de réseautage social ou de menaces par messagerie instantanée, peut avoir de graves conséquences.

« Nous procurons aux policiers et aux policières sur le terrain des outils fondés sur de l’information à jour en matière de cyberintimidation, y compris des commentaires de jeunes, dit l’inspecteur Rick Shaw, responsable des Services nationaux de prévention criminelle, dont relève le programme des Services à la jeunesse de la GRC. Le but est de bien informer les jeunes pour qu’ils puissent réagir de façon appropriée face à la cyberintimidation. »

« Toute forme d’intimidation est un comportement social inacceptable et la cyberintimidation est considérée comme un geste particulièrement lâche », a déclaré le ministre de la Sécurité publique, Peter Van Loan. « En tant que gouvernement et en tant que citoyennes et citoyens, nous avons la responsabilité d’assurer la protection des citoyens les plus précieux et les plus vulnérables, c’est-à-dire les enfants. Les récents efforts de collaboration que nous avons déployés à cet égard et les lois que nous avons déjà mises en place font partie intégrante de cette responsabilité. »

On peut obtenir les exposés, qui durent de 30 à 75 minutes et s’adressent aux élèves de la 4e à la 12e année, au Centre de ressources pour les policières éducatrices et les policiers éducateurs de la GRC, un site Web interne qui fournit aux membres qui travaillent avec les jeunes des outils, des trucs et des plans de leçon. Sur le site, on peut également trouver plusieurs exposés sur des sujets variés, tels les gangs, la drogue, la sécurité sur Internet ou l’intimidation traditionnelle.

Plus tôt dans l’année, la FCE, qui a participé à l’élaboration des plans de leçon, a commandé une enquête nationale qui a mis en évidence le besoin de sensibilisation. Parmi les jeunes qui ont participé à l’enquête, 34 p. 100 ont dit connaître des élèves de leur communauté qui avaient été victimes de cyberintimidation au cours de la dernière année. Un sur cinq savait que des enseignantes et enseignants en avaient été la cible.

« Ce programme d’éducation de la GRC aidera grandement à renverser la tendance en indiquant aux jeunes comment adopter un cybercomportement approprié », explique Emily Noble, présidente de la FCE, qui représente quelque 200 000 membres de la profession enseignante au pays.

choix.org, le site Web de la GRC créé par les jeunes pour les jeunes, aide lui aussi les jeunes à lutter contre le phénomène grâce au lancement d’un jeu interactif en ligne, La cyberintimidation : Méfait de la technologie. Les joueurs ont accès à de nombreuses technologies de communication et on leur présente une série de scénarios et de questions qui reposent sur l’information dont ils disposent sur la cyberintimidation : comment la repérer, comment y réagir, comment la faire cesser. Si vous désirez jouer, rendez-vous au site www.choix.org.

« Il est impossible que parents, enseignants ou policiers surveillent en permanence ce que font les jeunes, ajoute Shaw. Dans notre pays, la jeunesse veut participer, nous devons donc tout faire pour l’y aider si nous voulons enrayer ce phénomène. »

Pour plus de précisions, veuillez communiquer avec :
les Relations avec les médias (GRC), 613-993-2999
Paul Taillefer, vice-président de la FCE, 705-267-0204, ou 705-365-8385 (tél. cell.)