Le personnel d’éducation vise à éliminer la discrimination et la violence faites aux femmes et aux filles

Le 08 mars 2007

Ottawa – À l’occasion de la Journée internationale de la femme, les éducateurs et éducatrices du monde entier exigent que les gouvernements agissent afin de mettre un terme à la violence qui met en danger la vie des femmes, viole leurs droits, porte atteinte à leurs familles et s’impose comme un affront à l’encontre de l’humanité et de la loi internationale.

La Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE) de même que d’autres organisations membres de l’Internationale de l’éducation (IE), la fédération mondiale qui représente plus de trente millions de travailleurs et travailleuses du secteur de l’éducation partout dans le monde, appuient une délégation de huit femmes activistes, venues des quatre coins de la planète, qui représenteront l’IE à New York lors de la 51e session de la Commission des Nations Unies sur le statut des femmes, qui se déroulera du 26 février au 9 mars 2007. Elles exhorteront les États membres des Nations Unies à renforcer leurs engagements et leurs responsabilités politiques en vue d’éradiquer toutes les formes de discrimination et de violence contre les femmes et les filles.

« La violence faite aux femmes constitue à la fois une cause et une conséquence de la discrimination à l’encontre des femmes », déclare la secrétaire générale adjointe, Janice Eastman, qui mènera la délégation de l’IE à la Commission sur le statut des femmes.

« Les efforts visant à prévenir et à mettre définitivement un terme à la violence à l’égard des femmes doivent ainsi s’inscrire dans le travail de tous les États afin d’éradiquer la discrimination à l’encontre des femmes et de promouvoir leurs droits ainsi que leurs libertés fondamentales, poursuit Madame Eastman. Cela signifie non seulement qu’il faut s’assurer que les lois et les politiques ne sont pas discriminatoires, mais il faut également modifier les conceptions stéréotypiques des rôles de genre par le biais de l’éducation. »

L’éducation constitue un élément fondamental car il s’agit intrinsèquement d’un processus de responsabilisation en lui-même. Le FCE, en solidarité ave l’IE et d’autres organisations membres, exhortent les gouvernements de poursuivre les objectifs de l’Éducation pour tous et toutes ainsi que les Objectifs du Millénaire pour le développement liés à l’éducation en :

  1. Garantissant le droit fondamental à l’éducation pour toutes les filles du monde entier;
  2. Renforçant les possibilités d’éducation postprimaires pour les filles tout en tenant les engagements liés à l’éducation primaire universel;
  3. Rendant les écoles plus attrayantes pour les filles;
  4. Recrutant des enseignantes des communautés situées dans les régions où la scolarisation des filles est faible en raison de facteurs culturels et de pratiques traditionnelles qui font obstacle à l’éducation;
  5. Mettant en œuvre les conventions internationales interdisant le travail des enfants et en établissant un âge minimum pour le travail;
  6. Combattant la violence à l’encontre des filles et des femmes;
  7. Prenant des mesures afin de prévenir, de supprimer et de punir la traite des personnes, notamment des femmes et des enfants, ainsi qu’en offrant une aide aux victimes;
  8. En assurant une éducation en matière de santé sexuelle et un accès à des services publics de qualité pour les adolescents et adolescentes, les femmes pauvres et les groupes défavorisés.

« Si tous les gouvernements mettaient en œuvre ces mesures, celles-ci auraient un impact positif important sur la vie des femmes et des filles du monde entier », a ajouté Winston Carter, président de la FCE. « La Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants s’engage à respecter l’objectif de parvenir à une éducation de qualité pour tous et toutes, notamment pour les filles et les femmes, pour lesquelles l’éducation constitue la clé du développement. »

La FCE travaille toute l’année durant avec les syndicats de l’enseignement à appuyer et à promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes à l’échelle de la planète.

Grâce à ses programmes internationaux, le FCE appuie les réseaux des femmes qui ont été créés en Asie, en Afrique, aux Antilles et en Amérique latine – réseaux qui constituent des liens vitaux d’information pour l’échange d’expériences et de stratégies propres à promouvoir l’égalité des femmes au sein des syndicats de l’enseignement et à influencer les politiques nationales sur l’égalité des sexes.

Pour en savoir plus sur la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants, veuillez vous rendre à www.ctf-fce.ca

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Renseignements :

Linda Hiles, directrice des Communications par intérim, 613-232-1505, poste 130