La décision manitobaine récente d’imposer l’adoption d’une politique sur le harcèlement est une victoire retentissante pour toute la population enseignante canadienne, selon la FCE

Le 05 octobre 2007

Ottawa – Aujourd’hui, Journée mondiale des enseignantes et des enseignants, le corps enseignant aux quatre coins du Canada a raison de célébrer, selon la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE). Le personnel enseignant du Manitoba jouit depuis peu d’une protection sans précédent contre le harcèlement par suite d’une décision arbitrale.

Après cinq années de travail acharné de la part de l’Association des éducatrices et éducateurs franco-manitobains (AEFM), une composante de la Manitoba Teachers’ Society, la Division scolaire franco manitobaine (DSFM) a mis en œuvre la semaine dernière une politique sur le harcèlement, conformément à une décision arbitrale.

« Nous applaudissons à cette politique de la commission scolaire parce qu’elle accroît la protection offerte aux enseignantes et enseignants par rapport au harcèlement et à l’intimidation », déclare la présidente de la FCE, Emily Noble.

« Selon notre recherche nationale, la majorité de la population enseignante canadienne est protégée par des dispositions contenues dans les conventions collectives, par des lois provinciales ou territoriales ou encore par des politiques scolaires, telles que la présente.

« La politique en question compte parmi les politiques les plus complètes qui existent à l’heure actuelle et devient un exemple éclatant pour les autres conseils et commissions scolaires du Canada. »

La présidente de la FCE attire également l’attention sur les dispositions majeures suivantes de cette politique qui la rendent si unique :

  • un mécanisme d’appel auprès d’une agente ou d’un agent externe, qualifié dans le domaine du harcèlement et de la discrimination;
  • l’inclusion du harcèlement mental et psychologique, et non seulement du harcèlement physique et sexuel — ainsi que la définition du harcèlement mental et psychologique;
  • des changements ne peuvent être apportés à la politique de la commission scolaire sans la permission de l’association de l’enseignement;
  • la division scolaire doit assurer le perfectionnement professionnel continu de la population enseignante en matière de discrimination et de harcèlement.

Pour consulter la politique de la commission scolaire sous forme de fichier PDF, veuillez visiter le site www.mbteach.org.

La FCE est la porte-parole nationale de 220 000 enseignantes et enseignants du Canada par rapport à l’éducation et à des questions sociales connexes. Elle compte des organisations Membres dans l’ensemble des provinces et des territoires du Canada ainsi qu’un Membre affilié en Ontario. La FCE (http://ww.ctf-fce.ca) adhère également à l’organisation internationale de la profession enseignante, l’Internationale de l'Éducation
(http://www.ei-ie.org).

-30-

Commentaires :

Emily Noble, présidente de la FCE

Renseignements :

Francine Filion, directrice des Communications, 613-688-4314