La Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants applaudit au rapport du rapporteur des Nations Unies sur les droits des Autochtones au Canada

Le 13 mai 2014

OTTAWA –À la lumière du récent rapport du rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits des populations autochtones (en anglais seulement), la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE) presse le gouvernement fédéral de donner immédiatement suite à chacune des recommandations du rapport.

La présidente de la FCE, Dianne Woloschuk, salue le précieux travail du rapporteur spécial des Nations Unies, James Anaya, qui a, pendant neuf jours, visité des communautés autochtones des quatre coins du Canada et rencontré des représentantes et représentants du gouvernement afin de faire le point sur le sort des peuples autochtones au pays.

« Toutes ses recommandations sont excellentes. La FCE a toujours milité pour un financement adéquat de l’éducation des enfants et des jeunes autochtones, et elle reconnait le droit inhérent des peuples autochtones à l’autonomie gouvernementale ainsi que leur droit de définir les buts de l’éducation pour leurs enfants.

« La Fédération est aussi profondément préoccupée par la situation tragique des femmes et des filles autochtones disparues ou assassinées », explique Mme Woloschuk.

La présidente de la FCE accueille également favorablement la recommandation du rapporteur des Nations Unies, qui demande au gouvernement fédéral de mettre sur pied, en collaboration avec les populations autochtones, une vaste enquête nationale sur la question des femmes et des filles autochtones disparues ou assassinées.

« L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) demande depuis longtemps, avec l’appui des organisations et des syndicats de l’enseignement, la tenue d’une telle enquête », indique Mme Woloschuk en faisant allusion à la pétition de la FCE et à ses efforts continus de sensibilisation à la question. « L’AFAC a toujours soutenu qu’une enquête publique nationale sensibiliserait davantage la population à cette crise des droits de la personne au Canada et fournirait l’assurance aux peuples autochtones que tous les ordres de gouvernement reconnaissent la gravité de l’enjeu et sont engagés à mettre fin au cycle de la violence contre les femmes et les filles autochtones.

« La FCE est entièrement d’accord avec cette position, appuyée encore davantage par un rapport de la GRC diffusé la semaine dernière qui confirme que plus de 1 000 femmes autochtones ont été assassinées depuis 30 ans. Compte tenu du rapport des Nations Unies et des récentes données de la GRC, il est temps que le gouvernement fédéral fasse ce qui s’impose en lançant une enquête au lieu de fermer les yeux », conclut Mme Woloschuk.

La Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE) est une alliance de près de 200 000 enseignantes et enseignants aux paliers élémentaire et secondaire provenant de 17 organisations, soit 15 organisations Membres, un Membre affilié et un Membre associé, d’un littoral à l’autre du pays. Depuis 1962, la FCE travaille en partenariat avec des organisations nationales de l’enseignement en Afrique, en Asie, aux Caraïbes et en Amérique latine pour améliorer l’accès à une éducation gratuite et universelle de qualité. Suivez la FCE sur Twitter : @EnseigneCanada et @CanTeachersFed. La FCE adhère à l’organisation internationale des membres de la profession enseignante, l’Internationale de l’Éducation (IE).

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Dianne Woloschuk, Dianne Woloschuk, présidente de la FCE

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