La FCE envoie une lettre de protestation à l’ambassadeur de la République turque

Le 21 juillet 2016

OTTAWA – La suspension de 15 200 enseignantes et enseignants, la révocation du permis de 21 000 enseignantes et enseignants d’écoles privées et la démission forcée de 1 500 doyens et doyennes d’université en Turquie contreviennent à plusieurs conventions et recommandations internationales relatives au secteur de l’éducation.

L’Internationale de l’Éducation a demandé de toute urgence au gouvernement de la Turquie de revenir sur ces décisions et de respecter les normes internationales qui protègent les droits syndicaux et la liberté pédagogique des éducatrices et éducateurs et du personnel de soutien en éducation.

La lettre envoyée aujourd’hui par la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants à l’ambassadeur de la République turque au Canada se trouve ci-dessous. Toutes les organisations Membres et leurs membres sont invités à répondre à l’appel en faveur de la démocratie et de la justice.

Pour en savoir plus : https://www.ei-ie.org/en/news/news_details/4046 (en anglais seulement).

Le 21 juillet 2016

Son Excellence monsieur Selcuk Unal
Ambassadeur de la République turque au Canada
197, rue Wurtemburg
Ottawa (Ontario) K1N 8L9
Canada

Monsieur l’Ambassadeur,

Au nom des 231 000 membres du personnel enseignant que représente la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants, je demande instamment à votre gouvernement de rétablir dans leurs fonctions les plus de 15 000 enseignantes et enseignants suspendus à la suite du coup d’État raté.

Le fait de museler et de punir des éducatrices et éducateurs sans respecter le cours normal de la loi ou sans motif valable contrevient aux principes démocratiques et aux droits de la personne. J’aimerais citer un passage de la lettre affichée sur le site Web de l’ambassade de la Turquie :

[Traduction libre] « La Turquie et le Canada partagent des valeurs communes comme la démocratie, les droits de la personne, la primauté du droit et l’économie de marché. »

Nous n’arrivons pas à comprendre en quoi le renvoi d’enseignantes et enseignants appuie ces valeurs. Nous exhortons les autorités turques à respecter la primauté du droit et les valeurs démocratiques de la société turque.

Je vous prie d’agréer, Monsieur l’Ambassadeur, l’expression de ma haute considération.

La présidente,
Heather Smith

c.c. L’honorable Stéphane Dion, ministre des Affaires étrangères
Fred van Leeuwen, secrétaire général, Internationale de l’Éducation

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