Journée mondiale des enseignantes et des enseignants : l’occasion de demander des écoles sécuritaires et bienveillantes

Le 22 septembre 2017

OTTAWA – Faire des écoles des lieux sécuritaires et bienveillants, c’est là une priorité que rappellera la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE) tandis qu’elle célèbrera la Journée mondiale des enseignantes et des enseignants, le 5 octobre. La Fédération a choisi ce thème en raison de l’inquiétude grandissante exprimée par ses organisations Membres au sujet de la violence en milieu scolaire.

« Les membres du personnel et les élèves ont droit à un milieu sécuritaire et bienveillant, indique le président de la FCE, H. Mark Ramsankar. Malheureusement, nos organisations Membres remarquent une augmentation des incidents violents à l’encontre du personnel enseignant, et certaines précisent que cette augmentation touche aussi les écoles élémentaires. Nombreux sont les élèves et les membres du corps enseignant qui se rendent à l’école dans la crainte qu’ils seront les prochaines victimes de menaces, d’intimidation et de violence de la part d’autres élèves. Cela ne devrait pas arriver dans un lieu d’apprentissage et de travail. »

Le président de la FCE estime que l’augmentation de la violence est symptomatique de problèmes sociaux et systémiques plus grands : « De trop nombreuses écoles n’ont pas les services de soutien et les ressources dont les enfants ayant des troubles de comportement ont besoin. Cette réalité est omniprésente dans les communautés francophones, anglophones et autochtones ainsi que dans bon nombre des communautés immigrantes aux quatre coins du pays. »

Le président souligne également les conséquences néfastes que cette réalité peut avoir pour le personnel enseignant. Les attentes constantes et déraisonnables, la lourde charge de travail, les menaces de violence des élèves, le manque de soutien éducatif et l’accès limité à des services de santé mentale souvent inadaptés pour les élèves peuvent générer chez les enseignantes et enseignants des problèmes de santé mentale comme la dépression, l’anxiété et l’épuisement.

« Les mesures d’austérité imposées à l’éducation ont exacerbé les situations difficiles dans les écoles qui sont aujourd’hui trop nombreuses à devoir composer avec des ressources de plus en plus maigres, tandis que les classes sont plus nombreuses. En raison de leur charge de travail plus lourde, les enseignantes et enseignants n’ont pas toujours autant de temps pour répondre aux besoins éducationnels de leurs élèves et sont plus susceptibles de souffrir de stress, voire d’épuisement », explique Mark Ramsankar.

« Bien que la plupart des élèves ayant des problèmes de santé mentale ne soient pas violents, ceux et celles qui manifestent des comportements agressifs ont grand besoin d’une aide professionnelle. Oui, les enseignantes et enseignants veulent faire partie de la solution, mais ils ne peuvent en faire partie sans soutien, comme celui de services professionnels accessibles à tous les élèves. »

Dans un sondage national de la FCE mené en 2014 auquel plus de 5 000 enseignantes et enseignants ont répondu, 90,6 % des personnes répondantes ont indiqué que la création d’écoles sécuritaires et bienveillantes devait être une grande priorité dans les efforts d’action politique de la Fédération pendant la campagne électorale fédérale de 2015. Plus de 95 % des enseignantes et enseignants ont indiqué que la santé mentale et le bien-être des élèves devait être la plus grande priorité.

Dans un autre sondage de la FCE aussi mené en 2014 auquel plus de 8 000 enseignantes et enseignants ont répondu, 95 % des répondantes et répondants ont dit qu’ils éprouvaient du stress dans la classe parce qu’ils manquaient de temps pour répondre aux besoins individuels des élèves. Les enseignantes et enseignants ont également dit qu’ils ne disposaient pas du soutien et des services nécessaires pour répondre au large éventail de besoins particuliers dans leurs classes.

Dans un sondage de la FCE mené en 2012 auprès de presque 4 000 enseignantes et enseignants en collaboration avec la Commission de la santé mentale du Canada, 89 % des personnes répondantes ont signalé la pénurie de personnes spécialisées dans les services de santé mentale à l’école.

Fondée en 1920, la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants est une alliance nationale d’organisations Membres provinciales et territoriales qui représentent plus de 232 000 enseignantes et enseignants de tout le Canada. La FCE adhère également à l’Internationale de l’Éducation. @EnseigneCanada et @CanTeachersFed

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Porte-parole :

H. Mark Ramsankar, président

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