La Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants accueille favorablement le budget fédéral

Le 27 février 2018
 
OTTAWA – La Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE) estime que les annonces faites dans le budget fédéral aujourd’hui sont des pas dans la bonne direction, celle de l’équité entre les sexes, du mieux-être des familles et des communautés autochtones, et d’un meilleur congé parental.
 
Le président de la FCE, H. Mark Ramsankar souligne quelques éléments du budget fédéral qui pourraient avoir une incidence sur les enfants et les jeunes, ainsi que sur le personnel enseignant :
 
  • 86 millions de dollars sur cinq ans, en plus des 101 millions annoncés dans le budget de 2017, pour élargir la stratégie du Canada pour combattre la violence fondée sur le sexe. Les fonds serviront à prévenir la maltraitance des enfants, la violence dans les fréquentations chez les adolescents, la cyberintimidation et l’exploitation des enfants en ligne;
  • 14,51 millions de dollars sur cinq ans à compter de 2018-2019 et 2,89 millions par année par la suite, pour lutter contre la traite des personnes en établissant un service national d’écoute téléphonique concernant ce crime;
  • 249 millions de dollars sur trois ans afin de financer des mesures de soutien accru en santé mentale et émotionnelle pour les survivantes et survivants des pensionnats indiens et leur famille;
  • 5 milliards de dollars sur cinq ans pour renforcer l’autonomie gouvernementale des peuples autochtones et les services qui leur sont offerts, dont les services aux enfants, les services de santé, l’approvisionnement en eau et le logement;
  • 231,4 millions de dollars sur cinq ans pour lutter contre la crise des opioïdes qui a fait des milliers de morts;
  • 20 millions de dollars sur cinq ans pour deux nouvelles initiatives visant à mieux soutenir les besoins des Canadiennes et Canadiens aux prises avec le trouble du spectre de l’autisme et leur famille;
  • 400 millions de dollars sur cinq ans pour appuyer le Plan d’action pour les langues officielles 2018-2023. L’une des mesures clés à mettre en place visera :« le recrutement et le maintien en poste d’enseignants qui enseignent le français et l’anglais comme langue seconde »;
  • 23 millions de dollars sur deux ans pour financer des consultations pancanadiennes sur une nouvelle approche nationale contre le racisme qui réuniront les experts, les organismes communautaires, les citoyens et les dirigeants interconfessionnels afin de trouver de nouvelles façons de collaborer et de lutter contre la discrimination, et des fonds supplémentaires pour lutter contre le racisme et la discrimination ciblant les Autochtones, les femmes et les filles;
  • un nouveau congé parental de cinq semaines pour pères ou parents adoptifs, y compris les partenaires de même sexe.
 
« Et bien sûr, nous espérons que la création d’un conseil consultatif sur la mise en œuvre d’un régime d’assurance-médicaments national se traduira par l’injection de fonds et l’adoption de mesures pour venir en aide aux familles canadiennes, et particulièrement celles qui vivent dans la pauvreté. Nous voulons être optimistes, tout en restant prudents, conclut Mark Ramsankar. Autrement, nous le savons, l’éducation tombe sous la juridiction des provinces et des territoires, mais cela n’empêche pas que bon nombre des programmes fédéraux ont une incidence sur la vie quotidienne des élèves, des enseignantes et enseignants, et des communautés dans lesquelles ils vivent. »
 
Fondée en 1920, la FCE est une alliance nationale d’organisations provinciales et territoriales qui représentent plus de 238 000 enseignantes et enseignants de l’élémentaire et du secondaire au Canada. La FCE est également membre de l’Internationale de l’Éducation.
 
Porte-parole :Le président de la FCE, H. Mark Ramsankar
 
Personne-ressource :Francine Filion, directrice des Communications, 613-899-4247 ffili@ctf-fce.ca