{"id":2988,"date":"2015-03-06T00:00:00","date_gmt":"2015-03-06T05:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/184.107.41.70\/~ctffce\/perspectives_cpt\/la-crise-debola-en-afrique-ce-que-les-enseignantes-et-enseignants-canadiens-font-pour-aider\/"},"modified":"2015-03-06T00:00:00","modified_gmt":"2015-03-06T05:00:00","slug":"la-crise-debola-en-afrique-ce-que-les-enseignantes-et-enseignants-canadiens-font-pour-aider","status":"publish","type":"perspectives_cpt","link":"https:\/\/www.ctf-fce.ca\/fr\/journal-education-publique\/la-crise-debola-en-afrique-ce-que-les-enseignantes-et-enseignants-canadiens-font-pour-aider\/","title":{"rendered":"La crise d\u2019Ebola en Afrique : Ce que les enseignantes et enseignants canadiens font pour aider"},"content":{"rendered":"
En g\u00e9n\u00e9ral, les r\u00e9cits sur le travail de coop\u00e9ration au d\u00e9veloppement men\u00e9 par des enseignantes et enseignants canadiens sous la banni\u00e8re du Programme international sont plut\u00f4t positifs et soulignent l\u2019enrichissement mutuel qu\u2019assure l\u2019exp\u00e9rience aussi bien pour les b\u00e9n\u00e9voles canadiens des organisations Membres de la FCE que pour leurs coll\u00e8gues dans diff\u00e9rentes parties du monde.<\/p>\n
Mais ce r\u00e9cit porte sur Ebola<\/a>. Impossible, par cons\u00e9quent, de passer sous silence certains des aspects plus durs, plus d\u00e9courageants de la coop\u00e9ration au d\u00e9veloppement. En m\u00eame temps, ce r\u00e9cit tr\u00e8s humain ne parle pas que de la peur, de l\u2019isolement, de la mort et de la peine. Il parle aussi de la force, du courage, de la compassion et de la solidarit\u00e9. <\/p>\n Dans les pays du Nord, le mot Ebola engendre souvent une peur du genre de celles qui fait fermer les portes. \u00ab Ne laissez pas le virus entrer ici! \u00bb M\u00eame si le risque qu\u2019Ebola s\u2019installe en Am\u00e9rique du Nord est minime (en raison de la m\u00e9thode de transmission, de nos puissants syst\u00e8mes de communication et de notre solide syst\u00e8me m\u00e9dical), la peur prend le dessus. Peut-\u00eatre est-ce l\u00e0 une r\u00e9action instinctive qui d\u00e9coule d\u2019un r\u00e9flexe de survie primaire. Quoi qu\u2019il en soit, elle transforme les victimes en menaces et paralyse les \u00e9lans habituels de soutien que font naitre les catastrophes. Au lieu de soutenir la r\u00e9gion attaqu\u00e9e, les compagnies a\u00e9riennes suppriment les vols, les navires \u00e9vitent les ports\u2026<\/p>\n Cette ann\u00e9e, 57 enseignants et enseignantes de 15 organisations Membres de la F\u00e9d\u00e9ration canadienne des enseignantes et des enseignants se joindront \u00e0 13 \u00e9quipes dans 11 pays. Malheureusement, la crise d\u2019Ebola a fait qu\u2019il est impossible d\u2019envoyer une \u00e9quipe en Sierra Leone pour continuer de soutenir notre projet l\u00e0-bas. Nous esp\u00e9rons y retourner d\u00e8s 2016.<\/p>\n<\/div>\n La maladie \u00e0 virus Ebola passe le plus souvent pour une maladie horrible, une perception renforc\u00e9e par des nouvelles qui se concentrent sur les cas confirm\u00e9s (ou non) et le nombre de morts. Mais ce n\u2019est pas seulement une maladie qui prend des vies. Elle engourdit et isole aussi les pays. Elle s\u00e9questre les communaut\u00e9s et met les gens en quarantaine. Elle emp\u00eache la distribution des marchandises, paralyse le commerce, transforme des rites sacr\u00e9s en tabous et d\u00e9molit les faibles syst\u00e8mes m\u00e9dicaux qui tentent de la combattre.<\/p>\n Dans les trois pays infect\u00e9s, les \u00e9coles sont ferm\u00e9es depuis septembre 2014. Vous qui enseignez, vous vous doutez de ce que cette fermeture a comme cons\u00e9quences.<\/p>\nLe Projet outre-mer de 2015 est lanc\u00e9!<\/h2>\n