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La Fédération réclame des garde-fous et des consultations auprès du personnel de l’éducation, en plus des engagements pris pour assurer la sécurité en ligne et la protection de la vie privée

Ottawa, le 8 juin 2026 – La Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (CTF/FCE), qui représente plus de 370 000 membres du personnel de l’éducation par l’intermédiaire de ses 18 organisations membres et associées, accueille favorablement plusieurs des engagements pris par le gouvernement fédéral dans sa Stratégie nationale en matière d’intelligence artificielle. Jusqu’à maintenant, les politiques n’ont pas suivi le rythme de l’adoption de l’IA dans les écoles publiques de la maternelle à la 12e année. En commençant à s’attaquer aux lacunes en matière de gouvernance de l’IA, la stratégie contribue à protéger les droits et le bien-être des élèves et du personnel enseignant.

Même si l’éducation au Canada relève principalement de la compétence des provinces et des territoires, Ottawa a un rôle essentiel à jouer pour que l’IA soit utilisée de manière responsable dans les écoles. La CTF/FCE est heureuse de voir que le gouvernement s’engage à moderniser les lois sur la sécurité en ligne et la protection de la vie privée, en parlant explicitement de la protection des enfants. Des instruments juridiques visant à réduire les risques associés aux agents conversationnels, y compris ceux utilisés dans les écoles, sont essentiels pour contrer la grave menace que ces agents d’IA représentent pour l’apprentissage et le bien-être des jeunes. Il s’agit d’enjeux prioritaires pour lesquels la Fédération avait déjà pressé le ministre de l’Intelligence artificielle et de l’Innovation numérique de prendre les mesures nécessaires.

« Le gouvernement affirme que “la confiance est l’étoile polaire” de sa stratégie, mais cette confiance sera mise à mal tant que des outils d’IA comportant des risques circuleront librement dans nos écoles publiques, indique Clint Johnston, le président de la CTF/FCE. Pour que les familles et les jeunes fassent confiance à l’IA, le gouvernement doit obliger les entreprises technologiques à assurer la sûreté de leurs systèmes avant leur déploiement en milieu scolaire. »

La CTF/FCE se réjouit par ailleurs de l’engagement du gouvernement à l’égard de la littératie en IA, et notamment de la distribution de trousses pédagogiques au personnel de l’éducation, de la maternelle à la 12e année. Cela dit, cette mesure manque d’envergure. La stratégie promet de rejoindre un million d’étudiantes et étudiants de niveau postsecondaire, mais seulement 3 000 des 420 000 membres du personnel des écoles publiques. Il ne suffira pas de former quelques milliers d’enseignantes et enseignants pour améliorer le classement mondial du Canada (44e pays sur 47) au chapitre de la littéracie en IA. De nouveaux investissements dans CanCode permettront peut-être d’améliorer les choses, mais cette approche fragmentée n’est pas sans risque. Le développement de la littératie critique en matière d’IA doit se faire dans toutes les écoles du pays, y compris dans les collectivités rurales, éloignées et autochtones, qui sont souvent laissées pour compte. Le gouvernement doit également comprendre que la littératie en IA ne doit pas simplement servir à justifier une intégration accrue de cette technologie dans les écoles. Pour que l’IA constitue un atout dans le domaine de l’éducation publique, les élèves, le personnel de l’éducation et les syndicats doivent être au cœur de la conception et de l’élaboration des programmes de littératie numérique de la maternelle à la 12e année, et la CTF/FCE serait en ce sens une alliée tout indiquée.

Les importants engagements pris dans le cadre de la stratégie doivent maintenant se traduire par la mise en place de protections applicables en classe. Alors que la stratégie encourage fortement l’adoption de l’IA, la Fédération met en garde contre un déploiement rapide d’outils d’IA dans les écoles. Elle demande que l’aspect de la sécurité soit obligatoirement intégré à la conception de ces outils, que leur impact fasse l’objet d’évaluations indépendantes et que les normes d’approvisionnement soient équivalentes à celles adoptées par le gouvernement pour intégrer l’IA à ses activités, notamment en ce qui concerne la transparence, la confidentialité et la reddition de comptes.

Le programme de missions en IA, quoique prometteur, ne compte pas l’éducation au nombre des secteurs prioritaires. Le Canada a raté l’occasion de s’affirmer comme chef de file dans le développement de technologies éducatives en partenariat avec le corps enseignant et les élèves, ce qui, en plus de servir l’intérêt public, aurait réduit notre dépendance à des plateformes étrangères qui n’ont pas toujours été en mesure de protéger adéquatement les données par le passé. La CTF/FCE demande instamment qu’une future mission en IA soit consacrée aux technologies éducatives au service de l’intérêt public, et que ces outils soient élaborés en partenariat avec le personnel de l’éducation et les élèves et répondent aux besoins des écoles plutôt qu’à une logique mercantile.

« Plus de 90 % des jeunes du Canada fréquentent des écoles publiques. Les membres du personnel enseignant voient de leurs propres yeux comment l’IA redéfinit l’apprentissage et comprennent mieux que la plupart d’entre nous les risques qui pèsent sur leurs élèves. C’est pourquoi il faut absolument les consulter pour définir la meilleure façon de procéder et la voie la plus sûre à emprunter à l’avenir », explique Clint Johnston.

La CTF/FCE est prête à travailler avec le gouvernement fédéral, les provinces et les territoires pour que le principe d’intervention humaine s’applique aussi dans les écoles et que, par conséquent, l’adoption de l’IA dans les classes de la maternelle à la 12e année ne se fasse pas aux dépens de la dimension humaine qui est au cœur de l’apprentissage.

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La CTF/FCE

Fondée en 1920, la CTF/FCE est une alliance nationale d’organisations provinciales et territoriales de l’enseignement qui représentent plus de 370 000 membres du corps enseignant et autres travailleurs et travailleuses du secteur de l’éducation au Canada. Elle est également affiliée à l’Internationale de l’Éducation, qui compte plus de 33 millions de membres parmi le personnel de l’éducation de par le monde.

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Nika Quintao, directrice des Affaires publiques
Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (CTF/FCE)
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Unis contre le recours à la disposition de dérogation dans le cadre de négociations collectives

Banff, le 2 juin 2026 – Le 1er juin 2026, des présidentes et présidents d’organisations de l’enseignement de partout au Canada représentant plus de 420 000 membres du corps enseignant et autres travailleurs et travailleuses de l’éducation se sont réunis à Banff, en Alberta, pour discuter du recours à la disposition de dérogation (article 33 de la Charte canadienne des droits et libertés) par les gouvernements provinciaux et territoriaux dans des situations pour lesquelles elle n’avait pas été initialement conçue, comme cela s’est produit en Alberta.

Les présidentes et présidents ont affirmé leur engagement commun en faveur des droits démocratiques du personnel enseignant et de l’ensemble des travailleurs et travailleuses, et ont condamné le recours à la disposition de dérogation comme un outil permettant de passer outre aux droits constitutionnels en matière de liberté d’association et de négociation collective, ainsi qu’au droit de grève.

L’utilisation abusive, une tendance à la hausse

À l’origine, la disposition de dérogation devait servir de mesure de protection à invoquer uniquement dans des circonstances exceptionnelles et justifiées dans les faits. Il n’avait jamais été envisagé que les gouvernements puissent y avoir régulièrement recours pour contourner les tribunaux et réduire au silence les travailleurs et travailleuses dans le cadre de conflits de travail légitimes.

Pourtant, au cours des cinq dernières années, la disposition de dérogation a été utilisée plus souvent que jamais pour bafouer les droits de la personne et les droits démocratiques. Récemment, les gouvernements de l’Alberta, de la Saskatchewan, de l’Ontario et du Québec ont invoqué cette disposition dans le cadre des projets législatifs suivants :

  • Projet de loi 2, « Back to School Act » (Alberta, 2025)
  • Projet de loi 9, « Protecting Alberta’s Children Statutes Amendment Act » (Alberta, 2025)
  • Projet de loi 137, « Parents’ Bill of Rights » (Saskatchewan, 2023)
  • Projet de loi 28, « Loi de 2022 visant à garder les élèves en classe » (Ontario)
  • Projet de loi 307, « Loi de 2021 visant à protéger les élections et à défendre la démocratie » (Ontario)
  • Projet de loi 96, « Loi sur la langue officielle et commune du Québec, le français » (Québec, 2022)

Notre position collective

Les présidentes et présidents soussignés, qui représentent des membres du corps enseignant et d’autres travailleurs et travailleuses de l’éducation de chaque province et territoire du Canada, déclarent collectivement et sans équivoque ce qui suit :

  • Le recours à la disposition de dérogation lors de négociations collectives constitue un abus de pouvoir législatif. Les gouvernements doivent s’engager de bonne foi dans les négociations collectives et ne pas utiliser la Constitution pour réduire au silence les travailleurs et travailleuses.
  • Le droit des membres du corps enseignant à la liberté d’association, leur droit de négocier collectivement et leur droit de grève sont protégés par la Constitution et doivent le rester. Aucun gouvernement ne doit pouvoir agir de manière préventive pour invalider ces droits et empêcher les tribunaux d’offrir des recours dans un tel scénario.
  • La disposition de dérogation ne doit être utilisée qu’en dernier recours, après l’autorisation d’un contrôle judiciaire. Son utilisation préventive pour soustraire une mesure législative à toute contestation en vertu de la Charte constitue une atteinte au principe démocratique de la primauté du droit.
  • Les conséquences de cette tendance se font sentir bien au-delà du secteur de l’éducation; elles représentent une menace pour tous les travailleurs et travailleuses et tous les citoyens et citoyennes du pays. La réalité à laquelle sont confrontés les enseignantes et enseignants aujourd’hui pourrait être celle des travailleurs et travailleuses de n’importe quel autre secteur demain. Il s’agit d’un enjeu à l’échelle nationale qui nécessite une réponse de même envergure.

Nous appelons d’une même voix tous les ordres de gouvernement à prendre immédiatement les mesures suivantes :

  • S’engager à négocier de bonne foi avec les membres du corps enseignant et les autres travailleurs et travailleuses de l’éducation, et à résoudre les conflits par la négociation et la médiation.
  • S’engager à ne pas invoquer la disposition de dérogation dans le contexte des relations du travail avec les membres du corps enseignant et les autres travailleurs et travailleuses du secteur de l’éducation.
  • Soutenir toute mesure fédérale visant à examiner et à restreindre le recours par les provinces et territoires à l’article 33 lorsqu’il est invoqué de manière à bafouer les droits de la personne et les droits démocratiques fondamentaux des citoyens et citoyennes.
  • Veiller au maintien des mécanismes de contrôle judiciaire en donnant aux tribunaux la possibilité d’examiner la constitutionnalité de toute mesure législative avant que le recours à la disposition de dérogation soit envisagé.

De plus, le Conseil d’administration de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (CTF/FCE) a lancé une pétition afin de demander au gouvernement fédéral « d’annuler ou d’abroger toute mesure législative provinciale future qui restreint les droits des travailleurs [et travailleuses] à la grève et à la négociation collective par le recours à la disposition de dérogation, et d’affirmer la responsabilité du gouvernement fédéral de faire respecter les droits garantis par la Charte partout au Canada. »

Les présidentes et présidents de toutes les organisations de l’enseignement provinciales et territoriales encouragent vivement les Canadiens et Canadiennes qui partagent nos valeurs à signer cette pétition avant qu’elle ne prenne fin le 24 juillet 2026. La pétition se trouve à l’adresse https://www.ctf-fce.ca/fr/passez-a-laction/petition-disposition-de-derogation/.

Il n’est pas trop tard pour agir avec intégrité. Les gouvernements doivent faire ce choix dès maintenant.

Signataires
Jason Schilling – Alberta Teachers’ Association (ATA) 
Gabrielle Lemieux – Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO) 
Éric Godin, Association des enseignantes et des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick, Fédération des enseignants du Nouveau-Brunswick (AEFNB/FENB) 
Carole Gordon – Fédération des enseignantes et enseignants de la Colombie-Britannique (FECB) 
Clint Johnston – Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (CTF/FCE) 
Mona-Élise Sévigny – Éducatrices et éducateurs francophones du Manitoba (ÉFM) 
David Mastin – Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (FEEO) 
Heidi Ryder – New Brunswick Teachers’ Association, Fédération des enseignants du Nouveau-Brunswick (NBTA/FENB)   
Dale Lambe – Newfoundland and Labrador Teachers’ Association (NLTA) 
Peter Day – Nova Scotia Teachers Union (NSTU) 
Justin Matchett – Association des enseignants et enseignantes du Nunavut (AEN) 
René Jansen in de Wal – Ontario English Catholic Teachers’ Association (OECTA) 
Martha Hradowy – Fédération des enseignantes et enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (OSSTF/FEESO) 
Andy Doran – Prince Edward Island Teachers’ Federation (PEITF) 
Samantha Becotte – Fédération des enseignantes et enseignants de la Saskatchewan (FES) 
Ted Hupé – Association des professionnels de l’éducation du Yukon (APEY) 
Chris Cowley – Fédération des enseignantes et des enseignants de l’Ontario (FEO)
Heidi Yetman – Association provinciale des enseignantes et enseignants du Québec (APEQ)
Rita Mueller – Association des enseignants et enseignantes des Territoires du Nord-Ouest (AETNO)
Lillian Klausen – Manitoba Teachers’ Society (MTS)

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La CTF/FCE

Fondée en 1920, la CTF/FCE est une alliance nationale d’organisations provinciales et territoriales de l’enseignement qui représentent plus de 370 000 membres du corps enseignant et autres travailleurs et travailleuses du secteur de l’éducation au Canada. Elle est également affiliée à l’Internationale de l’Éducation, qui compte plus de 33 millions de membres parmi le personnel de l’éducation de par le monde.

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Nika Quintao, directrice des Affaires publiques
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Le troisième sondage de l’enquête Parachute révèle pourquoi l’épuisement du personnel de l’éducation est devenu la norme.

Ottawa, le 5 février 2026 — La Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (CTF/FCE) a publié les premiers résultats du sondage de l’automne 2025 de l’enquête Parachute. Menée auprès du personnel de l’éducation de tout le pays, cette enquête porte sur les causes de la crise de la rétention et du recrutement au Canada. Près de 7 000 réponses complètes ont été recueillies auprès d’enseignantes et enseignants, de membres des équipes de direction scolaire et d’autres travailleurs et travailleuses de l’éducation dans le cadre de ce sondage portant sur l’effectif et la complexité des classes, qui constituent les deux grands défis de l’éducation publique à l’heure actuelle.

Les données recueillies sont sans appel : la taille et la complexité augmentent alors que le temps dont dispose le personnel pour enseigner diminue. Ensemble, ces facteurs transforment le milieu d’apprentissage de millions d’élèves et poussent le personnel de l’éducation à bout.

L’effectif des classes n’est pas le seul problème 

Alors que l’effectif moyen des classes au Canada oscille déjà entre 22 et 26 élèves, certains membres du personnel enseignant de la maternelle à la 6e année disent avoir des classes de plus de 40, 50, voire 60 élèves. Selon les résultats du sondage, les enseignantes et enseignants qui ont 26 élèves ou plus n’ont pas suffisamment accès à des aides-enseignantes et aides-enseignants ou à des membres du personnel de soutien spécialisé. Dans de telles conditions, la classe ressemble davantage à une salle de triage qu’à un lieu d’enseignement. Mais le personnel enseignant est clair : l’effectif des classes n’est pas le seul problème. Même les petites classes deviennent ingérables quand la complexité des besoins des élèves s’accroît.

Le vrai problème, c’est la complexité des classes

Une classe typique de 22 élèves de la maternelle à la 6e année est composée d’un groupe hétérogène de jeunes ayant des profils comportementaux, cognitifs, émotionnels, linguistiques, et socioéconomiques très variés. L’enseignant ou l’enseignante doit gérer sa classe sans pour autant bénéficier de mesures de soutien adéquates. Pas moins de 80 % des membres du personnel de l’éducation indiquent ne pas avoir suffisamment accès à des aides-enseignantes ou aides-enseignants, à des enseignantes-ressources ou enseignants-ressources, à des psychologues ou à des spécialistes en intervention comportementale, et entre 25 et 30 % disent être rarement (voire jamais) en mesure de fournir les mesures de soutien établies dans les plans d’enseignement individualisé de leurs élèves.

Sans surprise, les enseignantes et enseignants consacrent moins de temps à enseigner qu’à essayer de combler des lacunes toujours plus importantes, et c’est le potentiel d’apprentissage des élèves qui en pâtit. Quel que soit le niveau, l’enseignement n’occupe que environ 36 % du temps en classe. De la maternelle à la 6e année, une minute sur quatre est accaparée par la gestion du groupe.

« On retrouve des difficultés similaires dans l’ensemble des provinces et des territoires […] Les problèmes de rétention et de recrutement sont aggravés par l’effectif, la complexité et la composition des classes, la violence accrue à l’école […] », explique Clint Johnston, président de la CTF/FCE, dans un récent épisode du balado SOURCE où il s’entretient avec le président de l’ATA, Jason Schilling. « Mais il y a souvent une cause profonde dont on ne parle pas : le financement. Les provinces et territoires ne semblent tout bonnement pas disposés à prendre les mesures qui s’imposent. »

Ce que réclame le personnel de l’éducation

Les membres du personnel de l’éducation de tout le pays ont défini trois grandes priorités :

  • Intégrer aux conventions collectives des dispositions sur la composition des classes;
  • Réglementer le rapport élèves-enseignant·e;
  • Mieux financer le soutien spécialisé.

Les conclusions du sondage Parachute de l’automne 2025 mettent en évidence une réalité qui s’impose dans tout le pays : les élèves qui ont besoin d’aide sont laissés pour compte et le personnel enseignant ne peut continuer à faire face au problème seul. L’effectif et la complexité des classes sont fondamentalement liés. Pour remédier au problème, il faut instaurer des changements systémiques étalés sur le long terme pour protéger une profession à bout de souffle et faire en sorte que les écoles publiques canadiennes restent un milieu d’apprentissage viable et équitable pour tous et toutes.

À propos de l’Enquête Parachute 

L’enquête Parachute s’adresse aux professionnelles et professionnels de l’éducation, dont des membres du corps enseignant et du personnel de soutien, des directeurs et directrices d’école, et des aides-enseignantes et aides-enseignants. Il s’agit d’une initiative menée par la CTF/FCE en partenariat avec ses 18 organisations membres et associées, provinciales et territoriales. L’enquête guide la Stratégie pancanadienne de rétention et de recrutement du personnel enseignant mise en place par la CTF/FCE,une initiative triennale qui vise à répondre aux problèmes systémiques à l’origine de la crise de l’attrition.

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La CTF/FCE

Fondée en 1920, la CTF/FCE est une alliance nationale d’organisations provinciales et territoriales de l’enseignement qui représentent plus de 370 000 membres du corps enseignant et autres travailleurs et travailleuses du secteur de l’éducation au Canada. Elle est également affiliée à l’Internationale de l’Éducation, qui représente plus de 33 millions d’éducateurs et éducatrices.

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La Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants publie les résultats du deuxième sondage de Parachute, une enquête pancanadienne menée auprès du personnel de l’éducation. Ces résultats nous expliquent pourquoi une partie du corps enseignant choisit de rester alors que l’autre songe à partir.

Ottawa, le 17 juillet 2025 — La Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (CTF/FCE) a publié les résultats préliminaires du sondage mené au printemps 2025 dans le cadre de Parachute, une enquête nationale qu’elle conduit sur trois ans pour sonder la profession enseignante dans le but de recueillir des données essentielles sur les enjeux qui se cachent derrière la crise de rétention et de recrutement au Canada. 

Ce sondage, axé sur la question pressante de l’attrition des membres du personnel de l’éducation, s’intéressait aux raisons qui poussent les gens à s’engager dans l’éducation et à y rester ou bien à quitter la profession, selon le cas. Le sondage du printemps 2025 a permis de recueillir plus de 5 000 réponses complètes et de brosser un portrait représentatif à l’échelle du pays de la crise de rétention du personnel enseignant, tout en confirmant que les élèves restent au cœur de ce qui incite les enseignantes et enseignants à rester dans la profession. 

Voici, dans les grandes lignes, ce qui ressort du sondage du printemps 2025 : 

  • Près de 1 membre du personnel de l’éducation sur 2 (45 %) a envisagé de quitter la profession dans la dernière année; 
  • 39 % des personnes répondantes ont déclaré avoir aussi envisagé de prendre un congé de maladie, et 38 %, un congé personnel; 
  • 93 % ont toutefois déclaré que le travail mené auprès des élèves était la principale raison qui les retenait dans la profession;  
  • La façon dont les conditions de travail sont perçues s’est légèrement améliorée depuis l’automne 2024, mais seules 50 % des personnes qui ont répondu au sondage estiment avoir un milieu de travail sécuritaire. Les agressions et la violence à l’école restent un grave problème; 
  • La reconnaissance de la profession demeure une préoccupation de taille : la majorité des personnes répondantes ont dit se sentir dévalorisées par le public, 1 sur 10 déclarant même ne « jamais » se sentir valorisées. 
  • À la question de savoir ce qui aurait le plus grand impact positif sur leur travail, les personnes répondantes ont répondu dans la grande majorité des cas que ce serait d’avoir moins d’élèves par classe

« Ce qu’on voit poindre derrière le dévouement, c’est l’épuisement, » déclare Clint Johnston, présidente de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants. « Les enseignantes et enseignants restent très attachés à leurs élèves, mais si nous ne nous attaquons pas aux problèmes de fond que sont l’effectif des classes, la charge de travail et le respect de la profession, les taux d’attrition continueront d’augmenter, et ce sont les élèves qui seront les principales victimes de l’inaction des gouvernements. » 
 
Le sondage de l’automne 2025 sera axé sur l’effectif et la complexité des classes

À propos de l’Enquête Parachute  

L’enquête Parachute s’adresse aux professionnelles et professionnels de l’éducation, dont des membres du corps enseignant et du personnel de soutien, des directeurs et directrices d’école, et des aides-enseignantes et aides-enseignants. Il s’agit d’une initiative menée par la CTF/FCE en partenariat avec ses 18 organisations membres et associées, provinciales et territoriales. L’enquête guide la Stratégie pancanadienne de rétention et de recrutement du personnel enseignant mise en place par la CTF/FCE, une initiative triennale qui vise à répondre aux problèmes systémiques à l’origine de la crise de l’attrition. 

Pour obtenir plus d’information, veuillez vous rendre sur la page Web Passez à l’action de la CTF/FCE

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La CTF/FCE

Fondée en 1920, la CTF/FCE est une alliance nationale d’organisations provinciales et territoriales de l’enseignement qui représentent plus de 370 000 membres du corps enseignant et autres travailleurs et travailleuses du secteur de l’éducation au Canada. Elle est également affiliée à l’Internationale de l’Éducation, qui représente plus de 33 millions d’éducateurs et éducatrices.

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La protection de l’éducation publique au pays

Saskatoon, le 28 mai 2025 –  Les présidences des organisations enseignantes du Canada se sont réunies à Whitecap, en Saskatchewan, les 25 et 26 mai 2025, pour discuter de la défense de l’éducation publique à travers le pays. Les échanges ont porté sur deux préoccupations majeures : les défis persistants liés à la rétention et au recrutement du personnel enseignant, ainsi que la hausse des incidents de violence et d’agression dans les écoles.

Les présidences ont réaffirmé leur engagement commun envers l’éducation publique et ont lancé un
appel aux gouvernements pour qu’ils investissent davantage dans le personnel enseignant, les services
de soutien aux élèves et des milieux scolaires plus sécuritaires.

Leurs positions sont appuyées par les récentes conclusions du sondage l’enquête Parachute 2024 de la
Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (CTF/FCE), qui soulignent la gravité de la
situation :

  • Près de 80 % des membres du personnel de l’éducation se disent aux prises avec une charge de travail imprévisible et de plus en plus lourde. Pour 70 % de ces personnes, les piètres conditions de travail sont en cause.
  • 95 % de professionnelles et professionnels de l’éducation font observer que les pénuries de personnel ont une incidence négative sur les élèves. L’insatisfaction des besoins éducatifs et l’érosion des services et des mesures de soutien spécialisés sont considérées comme les conséquences les plus graves.
  • 55 % des membres du personnel de l’éducation ont été victimes de violence ou d’agression au cours de la dernière année.
  • Malgré un taux de signalement élevé de ces incidents, les comités ou les personnes responsables de la santé et de la sécurité n’ont pris des mesures appropriées que dans 25% des cas. Les directions scolaires sont débordées.

Ces constats témoignent d’une pression croissante exercée sur le personnel enseignant et l’ensemble du
système d’éducation publique. Les élèves et le personnel scolaire à travers le Canada méritent des
environnements d’apprentissage et de travail sécuritaires et bienveillants. Pourtant, de nombreux
établissements continuent de faire face à des conditions difficiles nuisant au bien-être et à la réussite
scolaire des élèves. Sans action immédiate, la profession risque de perdre davantage d’enseignantes et d’enseignants qualifiés et chevronnés, ce qui compliquera encore plus le recrutement et la rétention de
nouveau personnel. Les défis actuels poussent des travailleuses et travailleurs du milieu à quitter la
profession et en découragent d’autres à s’y engager.

Il n’est pas trop tard pour renverser la tendance, mais des problèmes comme la violence scolaire
nécessitent une attention urgente.

Ensemble, les présidences interpellent les gouvernements provinciaux et territoriaux ainsi que le Conseil
des ministres de l’Éducation du Canada pour qu’ils prennent des mesures immédiates dans l’intérêt des
élèves à travers le pays.

Les présidences, ainsi que les organisations qu’elles représentent, sont prêtes à collaborer avec les
gouvernements pour améliorer l’éducation publique. Les priorités clés comprennent :

  • La réduction de l’effectif des classes, pour permettre un enseignement de qualité et un meilleur soutien aux élèves.
  • L’augmentation du personnel de soutien et de spécialistes dans les écoles.
  • Des dispositions concrètes concernant la complexité des classes et de la sécurité des environnements d’apprentissage.
  • La transparence du processus de signalement des incidents violents, y compris les mesures prises.

Ces priorités reflètent ce qui est essentiel et urgent pour créer les conditions nécessaires à la réussite des
élèves et du personnel enseignant. L’accès à une éducation publique de qualité pour tous les élèves est
un pilier fondamental de la culture et des valeurs canadiennes, et contribue à une économie forte et à une démocratie vigoureuse.

Signataires
Jason Schilling — The Alberta Teachers’ Association (ATA)
Gabrielle Lemieux — Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO)
Stéphanie Babineau — Association des enseignantes et des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick, Fédération des enseignants du Nouveau-Brunswick (AEFNB/FENB)
Clint Johnston — Fédération des enseignantes et enseignants de la Colombie-Britannique (FECB)
Heidi Yetman — Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (CTF/FCE)
Mona-Élise Sévigny — Éducatrices et éducateurs francophones du Manitoba (ÉFM)
Karen Brown — Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (FEEO)
Lillian Klausen — The Manitoba Teachers’ Society (MTS)
Peter Lagacy — New Brunswick Teachers’ Association, Fédération des enseignants du Nouveau-Brunswick (NBTA/FENB)
Trent Langdon — Newfoundland and Labrador Teachers’ Association (NLTA)
Peter Day — Nova Scotia Teachers’ Union (NSTU)
Justin Matchett — Association des enseignants et enseignantes du Nunavut (AEN)
Rita Mueller — Association des enseignants et enseignantes des Territoires du Nord-Ouest (AETNO)
René Jansen in de Wal — Ontario English Catholic Teachers’ Association (OECTA)
Karen Littlewood — Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (OSSTF/FEESO)
Mike Foulds — Fédération des enseignantes et des enseignants de l’Ontario (FEO)
Andy Doran — Prince Edward Island Teachers’ Federation (PEITF)
Samantha Becotte — Fédération des enseignantes et enseignants de la Saskatchewan (FES)
Ted Hupé — Association des professionnels de l’éducation du Yukon (APEY)

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La CTF/FCE

Fondée en 1920, la CTF/FCE est une alliance nationale d’organisations provinciales et territoriales de l’enseignement qui représentent plus de 370 000 membres du corps enseignant et autres travailleurs et travailleuses du secteur de l’éducation au Canada. Elle est également affiliée à l’Internationale de l’Éducation, qui représente plus de 33 millions d’éducateurs et éducatrices.

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Nika Quintao, directrice des Affaires publiques
Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (CTF/FCE)
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Sommet international sur la profession enseignante (SIPE) 2025 – La CTF/FCE et la CSQ dénoncent l’absence du Canada

Montréal et Ottawa, le 21 mars 2025 – À la veille de la tenue du Sommet international sur la profession enseignante (SIPE) de 2025, la Fédération canadienne des enseignantes et enseignants (CTF/FCE) et la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) dénoncent la décision du Conseil des ministres de l’Éducation du Canada (CMEC) de ne pas y envoyer de délégation canadienne.

Heidi Yetman, présidente de la CTF/FCE, et Éric Gingras, président de la CSQ, rappellent que le Canada traverse actuellement une crise de rétention et de recrutement du personnel de l’éducation sans précédent et qu’aucune province ni aucun territoire n’est épargné.

« Les Canadiennes et Canadiens reconnaissent toute l’importance que revêt l’éducation publique comme socle d’une société saine et prospère. L’instruction est la clé pour lutter contre la désinformation et protéger la démocratie. Nous pensons que, loin de passer inaperçue, l’absence de délégation canadienne au SIPE ne manquera pas de susciter des réactions négatives », souligne Heidi Yetman.

Parmi les principales causes expliquant cette crise figurent notamment le manque de soutien ministériel, les conditions de travail insoutenables et l’augmentation de la violence et des agressions sur le lieu de travail.

« On pourrait penser que cela relève uniquement des provinces et des territoires, mais il existe un lien indéniable entre une saine démocratie et la qualité de l’éducation publique. C’est pourquoi nous nous inquiétons grandement de l’érosion tant de l’une que de l’autre si le Canada brille par son absence aux importants rassemblements internationaux comme le Sommet », souligne Éric Gingras, président de la CSQ.

Une tribune nécessaire

Rappelons que le SIPE, coorganisé par l’Internationale de l’Éducation (IE) et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), est la seule tribune qui réunisse des ministres de l’Éducation et des porte-paroles de syndicats nationaux de l’enseignement des pays « les plus performants » selon le PISA (Programme international pour le suivi des acquis). Toutes les organisations profitent du SIPE pour aborder les priorités de la profession enseignante et partager des pratiques prometteuses.

Sans surprise, les États-Unis ne participeront pas non plus au SIPE de 2025.

« Depuis l’arrivée au pouvoir de l’administration Trump, il apparaît clairement que nous devons nous libérer de notre dépendance envers les États-Unis. Choisir de participer aux échanges sur la scène et dans les tribunes internationales, alors même que les États-Unis mettent un point d’honneur à ne pas le faire, est un pas clair dans cette direction et nous permet de prendre nos distances avec un partenaire de plus en plus hargneux qui tend à s’isoler », ajoute la présidente de la CTF/FCE.

Finalement, Éric Gingras rappelle que le Canada accueillera en juin 2025 le 51e Sommet du G7 à Kananaskis, en Alberta : « Pour nous il est clair que l’éducation doit faire partie des sujets de discussion. Ce sera l’occasion pour le gouvernement canadien de prouver son leadership et sa capacité d’engager un dialogue constructif, d’agir en concertation avec les autres pays membres du G7 et de proposer des solutions innovantes pour servir l’intérêt de tous les peuples », conclut le président de la CSQ.

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À propos de la CTF/FCE

Fondée en 1920, la CTF/FCE est une alliance nationale d’organisations provinciales et territoriales de l’enseignement qui représentent plus de 370 000 membres du corps enseignant et autres travailleurs et travailleuses du secteur de l’éducation au Canada. Elle est également affiliée à l’Internationale de l’Éducation, qui représente plus de 32 millions d’éducateurs et éducatrices.

À propos de la CSQ

La CSQ représente plus de 225 000 membres, dont environ 125 000 font partie du personnel de l’éducation. La CSQ compte 11 fédérations qui regroupent quelque 240 syndicats affiliés; s’ajoute également l’AREQ, le mouvement des personnes retraitées CSQ. La CSQ est également présente dans les secteurs de la santé et des services sociaux, des services éducatifs à la petite enfance, du municipal, des loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.

Renseignements

Nika Quintao
Directrice des affaires publiques
Fédération canadienne des enseignantes et enseignants (CTF/FCE)
613 688-4319
[email protected]

Maude Messier
Attachée de presse
Centrale des syndicats du Québec (CSQ)
514 213-0770
[email protected]

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